Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde - Tpiy

Ratko Mladic assure qu’il n’a « rien à voir » avec Srebrenica

À Belgrade, capitale de la Serbie, et à Kalinovik, ville de Bosnie où l’ex-général avait passé son enfance, des milliers de partisans de Ratko Mladic ont manifesté hier contre son arrestation. Elvis Barukcic/AFP

L'ancien chef militaire des Serbes de Bosnie, Ratko Mladic, a assuré qu'il n'avait « rien à voir » avec le massacre de Srebrenica, en Bosnie, qui lui vaut d'être inculpé pour génocide par la justice internationale, selon des propos rapportés hier par son fils Darko à la sortie de l'unité de détention du tribunal serbe pour les crimes de guerre où il venait de s'entretenir avec son père. Selon son fils, l'ancien militaire a encore déclaré avoir donné pour ordre « d'évacuer d'abord les blessés, les femmes et les enfants, puis les combattants » à Srebrenica. Il a répété « qu'il n'avait rien à faire avec cela » (le massacre de 8 000 musulmans en 1995) et ce qui a « pu être fait derrière son dos ».
C'est la première fois depuis son arrestation que Ratko Mladic fait savoir qu'il ne se considère pas comme responsable du massacre de Srebrenica. Son avocat, Me Milos Saljic, a insisté pour sa part sur la fragilité mentale de son client, en indiquant que Ratko Mladic avait exprimé l'intention de se rendre à pied à La Haye, où siège le Tribunal pénal international (TPI) pour l'ex-Yougoslavie, si on l'empêchait de se rendre sur la tombe de sa fille.
Tout peut aller désormais très vite concernant le départ de Ratko Mladic vers La Haye, qui pourrait intervenir dès aujourd'hui ou demain, selon le président du tribunal par intérim, le juge Mehmet Guney, cité hier par l'agence de presse turque Anatolie. L'avocat de Ratko Mladic entend faire appel aujourd'hui de la décision du tribunal serbe pour les crimes de guerre aux termes de laquelle son client est transférable vers La Haye. Un panel de trois juges examinera alors cet appel et disposera d'un délai de trois jours au maximum pour rendre sa décision. Si l'appel est rejeté, le ministère serbe de la Justice signera l'ordre de transfèrement.
En soirée, plusieurs milliers de nationalistes serbes se sont rassemblés à Belgrade pour protester contre l'arrestation de leur héros. Des sympathisants du Parti radical serbe (ultranationaliste) et d'autres organisations de même obédience ont été acheminés en autocar de la province pour cette manifestation dans la capitale serbe. « Nous sommes ici pour montrer à ces traîtres de quelle façon les vrais Serbes défendront un héros serbe », a déclaré Jovica Pesic, 22 ans, venu d'Uzice dans le centre de la Serbie. L'arrestation de l'ancien militaire n'avait donné lieu pour l'instant en Serbie qu'à quelques rassemblements spontanés de quelques centaines de personnes à peine. En Bosnie, un millier de partisans de Ratko Mladic se sont rassemblés à Kalinovik, ville de l'est de la république où l'ex-général avait passé son enfance. Une banderole barrait la rue principale : « Bienvenue à Mladicevo ! » (Ville-Mladic).
(Source : agences)
L'ancien chef militaire des Serbes de Bosnie, Ratko Mladic, a assuré qu'il n'avait « rien à voir » avec le massacre de Srebrenica, en Bosnie, qui lui vaut d'être inculpé pour génocide par la justice internationale, selon des propos rapportés hier par son fils Darko à la sortie de l'unité de détention du tribunal serbe pour les crimes de guerre où il venait de s'entretenir avec son père. Selon son fils, l'ancien militaire a encore déclaré avoir donné pour ordre « d'évacuer d'abord les blessés, les femmes et les enfants, puis les combattants » à Srebrenica. Il a répété « qu'il n'avait rien à faire avec cela » (le massacre de 8 000 musulmans en 1995) et ce qui a « pu être fait derrière son dos ».C'est la première fois depuis son arrestation que Ratko Mladic fait savoir qu'il ne se considère pas...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut