Le secrétaire d’État français à la Fonction publique, Georges Tron, a rapidement tiré les conséquences de son lâchage par la majorité et le gouvernement. Patrick Kovarik/AFP
« Le Premier ministre, en accord avec le président de la République, prend acte de cette décision qui ne préjuge en rien des suites qui seront données par la justice aux plaintes déposées contre Georges Tron et dont il conteste le bien-fondé. Le Premier ministre salue le sens des responsabilités de Georges Tron qui a ainsi fait prévaloir l'intérêt général. Cette décision lui permettra d'assurer désormais sa défense en toute liberté », indique un communiqué de François Fillon. Selon l'Élysée, le ministre du Budget, François Baroin, reprendra les attributions du secrétaire d'État.
Une enquête préliminaire pour agression et viol a été ouverte la semaine dernière par le parquet d'Evry, et les médias français regorgent de témoignages anonymes mettant gravement en cause M. Tron. Dans une lettre adressée au président Nicolas Sarkozy, Georges Tron se défend de tout comportement répréhensible. « En ma qualité de simple citoyen, je ferai une affaire personnelle de faire reconnaître mon innocence en combattant les accusations vindicatives de deux anciennes collaboratrices, dont l'une a été licenciée pour avoir détourné les deniers publics qui lui étaient confiés et l'autre a quitté ses fonctions en raison d'un comportement indigne », y écrit-il.
Le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, qui l'avait exhorté à prendre ses responsabilités quelques minutes à peine avant sa démission, a estimé que M. Tron avait « pris la bonne décision ». Pour Marine Le Pen, qui a porté plainte en diffamation contre M. Tron après que ce dernier eut accusé la famille de la présidente du Front national d'être à l'origine de la plainte des deux femmes, cette décision est « normale ».
(Source : Reuters)


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine