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Moyen Orient et Monde - Conflit

L’OTAN accuse Tripoli de transformer Misrata en « champ de mines »

Amnesty dénonce des disparitions de civils dans l'Ouest libyen.
L'Alliance atlantique, qui a pris fin mars la direction des opérations militaires internationales en Libye, a accusé le régime libyen d'avoir posé un « champ de mines » autour de Misrata, troisième ville du pays assiégée pendant deux mois par les forces gouvernementales. Le 12 mai, en partie grâce aux frappes aériennes de l'OTAN, les rebelles étaient parvenus à desserrer l'étau et à reprendre l'aéroport. L'objectif des forces de Kadhafi est « d'empêcher la population de circuler », a estimé le commandant en chef de l'opération « Protecteur unifié », le général Charles Bouchard. « Le danger est évident (...) L'intention du régime est de reprendre la ville et d'infliger de nouvelles pertes » à ses habitants, a-t-il assuré. L'OTAN, qui « n'a pas de troupes au sol », a-t-il rappelé, n'est pas en mesure de procéder elle-même au déminage. « Des personnes appropriées s'en chargeront », a-t-il indiqué. Ahmad Omar Bani, porte-parole militaire de la rébellion à Benghazi, a affirmé que les forces de Kadhafi avaient posé les mines juste avant de partir « quand elles ont senti qu'elles perdaient ». Les forces gouvernementales maintiennent également la pression sur Misrata en lançant des roquettes Grad. Selon le docteur Khalid Abu Falgha, chef du comité de santé de Misrata, trois personnes ont péri jeudi dans ces tirs à Dafnia, à l'ouest de Misrata, et 20 ont été blessées, dont un enfant.
Par ailleurs, cinq puissantes explosions ont secoué jeudi soir le secteur de la résidence du colonel Mouammar Kadhafi, près du centre de Tripoli. L'OTAN a intensifié depuis quelques jours ses raids sur la capitale libyenne. Signe d'une volonté d'accélérer le processus et de se rapprocher du sol, Paris et Londres vont dépêcher des hélicoptères de combats capables de cibler plus précisément les forces de Kadhafi en milieu urbain. Ces hélicoptères entreront en action dès que possible, a annoncé hier le général Bouchard. L'armée régulière bombarde de son côté l'ouest de la Libye chaque jour en tirant à l'aveuglette des roquettes qui « menacent la vie des civils », a accusé Human Rights Watch. La ville de Zenten a été notamment la cible hier de « violents bombardements ». De son côté, Amnesty International a affirmé que des dizaines de jeunes hommes sont portés disparus dans le djebel Nefoussa, après avoir été emmenés par des soldats des forces loyales à M. Kadhafi. En outre, un groupe de militaires libyens, dont une majorité de hauts gradés, sont arrivés hier par la mer en Tunisie, selon l'agence TAP. L'agence ne précise pas s'il s'agit de défections.
Acculé au départ, frappé par des sanctions et affaibli par des défections, celui qui règne sur la Libye depuis près de 42 ans se montre pourtant inébranlable. « Connaissant l'homme, je ne crois pas qu'il va partir », a déclaré hier le secrétaire général sortant de la Ligue arabe, Amr Moussa. Jeudi, le chef du gouvernement Baghdadi al-Mahmoudi a réaffirmé ainsi que Mouammar Kadhafi ne quitterait pas le pouvoir. Il a par ailleurs déclaré que le régime libyen avait demandé à l'ONU et à l'Union africaine, qui s'est engagée dans une délicate médiation prévoyant un cessez-le-feu, de fixer une date et une heure précises pour un arrêt des combats. De son côté, l'UA a demandé la fin des bombardements de l'OTAN, indispensable à ses yeux pour ouvrir la voix à une solution politique. Enfin, le Danemark a déclaré persona non grata le consul général de Libye à Copenhague en raison de ses soutiens répétés à Mouammar Kadhafi et va l'expulser d'ici au 1er juin, a annoncé le cabinet de la ministre des Affaires étrangères, Lene Espersen.
(Source : agences)
L'Alliance atlantique, qui a pris fin mars la direction des opérations militaires internationales en Libye, a accusé le régime libyen d'avoir posé un « champ de mines » autour de Misrata, troisième ville du pays assiégée pendant deux mois par les forces gouvernementales. Le 12 mai, en partie grâce aux frappes aériennes de l'OTAN, les rebelles étaient parvenus à desserrer l'étau et à reprendre l'aéroport. L'objectif des forces de Kadhafi est « d'empêcher la population de circuler », a estimé le commandant en chef de l'opération « Protecteur unifié », le général Charles Bouchard. « Le danger est évident (...) L'intention du régime est de reprendre la ville et d'infliger de nouvelles pertes » à ses habitants, a-t-il assuré. L'OTAN, qui « n'a pas de troupes au sol », a-t-il rappelé, n'est pas en...
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