« La mort pour l’assassin », « Le jour de ton jugement arrive »... Les manifestants de la place Tahrir ont exprimé hier leur colère face à la lenteur du nouveau pouvoir à traduire l’ex-« raïs » en justice. Khaled Desouki/AFP
Des milliers d'Égyptiens se sont rassemblés hier sur la place Tahrir au Caire pour une nouvelle « journée de la colère », censée accélérer le rythme des réformes et juger rapidement le président déchu Hosni Moubarak et son entourage. Une partie de la rue égyptienne se plaint des retards mis par le nouveau pouvoir, assuré à titre provisoire depuis le mois de février par l'armée, pour envoyer l'ex-« raïs », sa famille et les caciques de son régime devant les tribunaux. Certains reprochent aussi aux généraux de ne pas avoir rétabli l'ordre assez rapidement dans la foulée de la « révolution du Nil » qui a déposé M. Moubarak le 11 février. La rue réclame en outre la fin de la corruption, endémique à tous les niveaux de la société, et une nouvelle Constitution « maintenant, pas plus tard ». À Charm el-Cheikh, sur la mer Rouge, des centaines de personnes ont défilé devant l'hôpital où M. Moubarak se trouve depuis la mi-avril en détention provisoire pour demander son transfert en prison. Des milliers de personnes ont également défilé à Alexandrie, ainsi qu'à Suez et Ismaïlia. Des rassemblements plus modestes ont eu lieu dans le Sinaï ainsi qu'à Port-Saïd. Les appels à manifester au Caire et dans le reste du pays ont été lancés principalement par des mouvements de jeunes actifs sur Internet, qui avaient contribué de manière décisive au soulèvement antirégime de janvier et février. Le président déchu et ses deux fils, Alaa et Gamal, doivent être jugés à une date encore non décidée. « Nous voulons un procès public pour Moubarak et les voleurs », scandait la foule, doutant de la sincérité de l'annonce - mardi - d'un procès pour l'ancien raïs. Les Frères musulmans, le mouvement hostile au régime déchu le mieux organisé d'Égypte, se sont déclarés « très préoccupés » par les appels à manifester, redoutant qu'ils ne se traduisent par des divisions entre le peuple et l'armée qui seraient préjudiciables au succès de la transition. L'armée elle-même a indiqué qu'elle se tiendrait à l'écart des manifestations pour éviter toute violence. Dans un communiqué posté sur sa page Facebook, elle a mis en garde contre « les éléments suspects qui vont essayer d'opposer l'armée au peuple ». Des élections législatives, pour remplacer un Parlement actuellement dissous, sont prévues en septembre prochain, mais la suite de la séquence politique - nouvelle Constitution, élection présidentielle - est encore floue. En outre, l'Égypte traverse depuis le changement de régime de graves difficultés économiques. (Source : agences)
Des milliers d'Égyptiens se sont rassemblés hier sur la place Tahrir au Caire pour une nouvelle « journée de la colère », censée accélérer le rythme des réformes et juger rapidement le président déchu Hosni Moubarak et son entourage. Une partie de la rue égyptienne se plaint des retards mis par le nouveau pouvoir, assuré à titre provisoire depuis le mois de février par l'armée, pour envoyer l'ex-« raïs », sa famille et les caciques de son régime devant les tribunaux. Certains reprochent aussi aux généraux de ne pas avoir rétabli l'ordre assez rapidement dans la foulée de la « révolution du Nil » qui a déposé M. Moubarak le 11 février. La rue réclame en outre la fin de la corruption, endémique à tous les niveaux de la société, et une nouvelle Constitution « maintenant, pas plus tard ». À...
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