Huit ans après l’invasion, l’armée britannique se retire
OLJ /
le 23 mai 2011 à 00h45
La marine britannique a officiellement achevé hier sa mission de formation en Irak, mettant fin à une présence militaire entamée en 2003 lors de l'invasion qui avait entraîné la chute de l'ex-président Saddam Hussein. Le contingent britannique qui, avec 46 000 hommes en 2003, fut le deuxième plus important de la coalition, ne comptait plus ces derniers temps qu'un petit nombre de marins engagés dans la formation de la marine irakienne chargée dans le sud du pays de protéger des installations pétrolières vitales pour la reconstruction de l'Irak. « Leur contribution a été très appréciée et très utile », a déclaré le chef de la diplomatie irakienne, Hoshyar Zebari. « Ils ont fait d'énormes sacrifices pour la stabilisation (du pays) », a-t-il ajouté. « Des erreurs ont été faites, pas seulement par eux, mais par nous tous », a ajouté le ministre sans donner de précisions. « Mais cela ne diminue en rien la valeur de leur contribution concernant la formation, le renforcement des capacités et, récemment, la protection des ports pétroliers dans le Golfe ». Au terme de cette mission, le Royaume-Uni continuera toutefois à apporter son soutien au programme de formation de l'OTAN, et des militaires irakiens vont être accueillis à l'Académie royale militaire de Sandhurst, en Angleterre. Au total, 41 militaires britanniques participent à la mission de formation de l'OTAN en Irak (NTM-I), a indiqué son porte-parole, le lieutenant-colonel Alberto Pennino. Ce retrait britannique a été perçu comme une étape « positive » par un député du courant du chef radical chiite irakien Moqtada Sadr. « Nous souhaitons le retrait de toutes les forces d'occupation d'Irak », a ajouté Jawad al-Hasnaoui, en référence à l'armée américaine, qui compte toujours 45 000 hommes dans le pays. Un haut responsable kurde s'est prononcé au contraire pour le maintien des forces américaines au-delà de la date prévue pour leur retrait à la fin de l'année, jugeant que leur aide était toujours nécessaire, notamment dans les zones disputées entre Arabes et Kurdes. À sept mois du retrait prévu de l'armée américaine, la question de la capacité des forces irakiennes se pose toujours, 19 personnes ayant péri et 84 blessées hier à Bagdad et sa périphérie dans une dizaine d'attaques. (Source : AFP)
La marine britannique a officiellement achevé hier sa mission de formation en Irak, mettant fin à une présence militaire entamée en 2003 lors de l'invasion qui avait entraîné la chute de l'ex-président Saddam Hussein. Le contingent britannique qui, avec 46 000 hommes en 2003, fut le deuxième plus important de la coalition, ne comptait plus ces derniers temps qu'un petit nombre de marins engagés dans la formation de la marine irakienne chargée dans le sud du pays de protéger des installations pétrolières vitales pour la reconstruction de l'Irak. « Leur contribution a été très appréciée et très utile », a déclaré le chef de la diplomatie irakienne, Hoshyar Zebari. « Ils ont fait d'énormes sacrifices pour la stabilisation (du pays) », a-t-il ajouté. « Des erreurs ont été faites, pas seulement par eux,...
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