Une fabrique d'andouilles de Guémené-sur-Scorff (Morbihan, France) transforme depuis peu les eaux et graisses issues de la cuisson de ses charcuteries en un biocarburant qui alimente un générateur couvrant ses besoins en électricité et en chauffage. Son gaz de combustion rejette 50 % de particules et d'oxyde d'azote de moins que le gazole, évalue Anthony Kerihuel, président de S3D (Solutions pour les déchets et le développement durable), la société nantaise qui commercialise le procédé. « Avant, l'industriel payait un prestataire pour être débarrassé de ces graisses animales, qui étaient transformées en cosmétiques ou en huiles techniques », explique le patron de cette PME spécialisée dans la valorisation énergétique des déchets organiques (bois, herbe, fientes de volailles). « À présent, il gagne de l'argent avec, car ses excédents d'électricité sont revendus à EDF. » Ce Breton de 32 ans a breveté le procédé en 2007 après sa thèse sur le sujet à l'École des mines de Nantes, qui faisait suite à la crise sanitaire de la vache folle. « Les industries agroalimentaires croulaient sous les stocks de graisses interdites », explique Anthony Kerihuel. « Il fallait donc trouver des utilisations à ces nouveaux gisements. »
Une fabrique d'andouilles de Guémené-sur-Scorff (Morbihan, France) transforme depuis peu les eaux et graisses issues de la cuisson de ses charcuteries en un biocarburant qui alimente un générateur couvrant ses besoins en électricité et en chauffage. Son gaz de combustion rejette 50 % de particules et d'oxyde d'azote de moins que le gazole, évalue Anthony Kerihuel, président de S3D (Solutions pour les déchets et le développement durable), la société nantaise qui commercialise le procédé.« Avant, l'industriel payait un prestataire pour être débarrassé de ces graisses animales, qui étaient transformées en cosmétiques ou en huiles techniques », explique le patron de cette PME spécialisée dans la valorisation énergétique des déchets organiques (bois, herbe, fientes de volailles). « À présent, il gagne de...
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