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Économie - Liban - Rapport

La confiance des consommateurs minée par le blocage politique, déplore l’EIU

L'Economist Intelligence Unit (EIU) a revu à la baisse ses prévisions de croissance au Liban pour 2011, à 4,6 %, soulignant l'impact négatif du blocage politique sur la confiance des consommateurs et la mise en place de réformes structurelles.
Dans un récent rapport, l'Economist Intelligence Unit (EIU) a souligné que la croissance économique au Liban pour l'année en cours dépendra en grande partie de l'évolution de la situation politique, indiquant que l'instabilité sur le plan local a miné dans une large mesure la confiance des consommateurs.
« La croissance de la consommation pourrait s'avérer moins importante que celle enregistrée au cours de la période 2007-2010, tandis que la croissance de l'investissement, notamment dans le secteur de la construction, devrait elle aussi être plus faible, comparé aux années précédentes », a précisé le rapport.
En conséquence, l'EIU a revu à la baisse ses prévisions de croissance en 2011 à 4,6 %, contre 7,5 % en 2010.

Le blocage risque de saper les réformes
L'EIU a souligné en outre que le blocage politique devrait retarder davantage la mise en place des réformes infrastructurelles, reportées à maintes reprises au cours des dernière années en raison des tensions sur le plan local. « Le secteur de l'électricité doit être urgemment réformé (...) L'État devrait en outre œuvrer en faveur d'une hausse des recettes pour réduire le déficit public », insiste le rapport.
En parallèle, l'EIU a dit s'attendre à un prolongement du débat idéologique sur la privatisation d'entreprises publiques, et à un report, par conséquent, de la dénationalisation des deux opérateurs locaux de téléphonie mobile et de la restructuration de l'Électricité du Liban (EDL).

L'inflation en hausse
Quant à l'inflation, l'EIU a indiqué qu'après avoir reculé en 2009, l'inflation a atteint 4 % en 2010, en raison de la hausse du prix des matières premières. « En 2011 et 2012, l'inflation devrait s'élever à 5,3 %, avec la hausse prévue du prix des matières premières, notamment ceux concernant le pétrole et les produits alimentaires », indique le rapport, selon lequel le prix du blé devrait bondir de quelque 30 %. Par ailleurs, l'EIU a indiqué que le déficit de la balance courante devrait s'élever à 11,5 % du PIB. « En effet, la hausse du prix du pétrole devrait augmenter la facture des importations », a précisé à cet égard le rapport.
Le rapport a souligné enfin qu'en raison des troubles politiques dans les pays arabes, les exportateurs libanais risquent de rencontrer des difficultés à écouler leurs marchandises sur les marchés régionaux, ce qui pourrait réduire les exportations et entraîner un creusement du déficit commercial. Cependant, les dépenses touristiques et les transferts d'argent d'émigrés devraient contribuer à combler ce déficit, a conclut le rapport.
Dans un récent rapport, l'Economist Intelligence Unit (EIU) a souligné que la croissance économique au Liban pour l'année en cours dépendra en grande partie de l'évolution de la situation politique, indiquant que l'instabilité sur le plan local a miné dans une large mesure la confiance des consommateurs.« La croissance de la consommation pourrait s'avérer moins importante que celle enregistrée au cours de la période 2007-2010, tandis que la croissance de l'investissement, notamment dans le secteur de la construction, devrait elle aussi être plus faible, comparé aux années précédentes », a précisé le rapport.En conséquence, l'EIU a revu à la baisse ses prévisions de croissance en 2011 à 4,6 %, contre 7,5 % en 2010.Le blocage risque de saper les réformesL'EIU a souligné en outre que le blocage politique...
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