Lundi 16 mai, journée exceptionnelle à Cannes pour le Liban. C'est la cinéaste Nadine Labaki qui montait les marches de la salle Debussy pour présenter son film Et maintenant on va où ?, sélectionné dans Un certain regard. Nadine Labaki est déjà une habituée de Cannes et le public de la Croisette qui avait adhéré fortement à Caramel l'attendait avec impatience pour assister à la projection de cette seconde œuvre. Les questions fusaient de partout : Était-il meilleur que l'autre ? Anne Dominique Toussaint qui s'était entretenue avec L'OLJ au pavillon libanais, avant l'arrivée de Labaki à Cannes, avait partagé ces appréhensions. « L'accueil d'une seconde œuvre est toujours difficile, car la comparaison s'impose », a-t-elle avoué. De plus, la cinéaste libanaise a affaire à une rude compétition. Face à elle des cinéastes venus de tous bords et non des moindres notamment Gus Van Sant qui avait présenté son film Restless pour ouvrir cette seconde compétition cannoise ou le cinéaste coréen Kim Ki Duk (enfant chéri de Cannes) avec son documentaire autoportrait Arirang. Mais ce soir-là lorsque Nadine Labaki entre dans la salle, Debussy toute crainte s'estompe. Le public est nombreux. Certes composé de Libanais accourus de toutes parts mais également des journalistes de tous les pays et des aficionados de tous bords. Accompagnée de ses principaux interprètes et de son mari Khaled Mouzannar, qui a signé la musique du film (très belle), la réalisatrice libanaise a osé le rouge. Pour un tapis rouge c'est osé. Après la présentation de Thierry Frémeaux qui a expliqué le choix du Festival, c'est au tour de Nadine Labaki de monter sur les planches avec son équipe (époux compris) et de présenter non sans émotion son film. Je l'ai fait pour toutes les mères du Liban ou de tout autre pays en conflit. Pour celles qui craignent pour leurs fils qui portent des armes, car je comprends à présent que je suis moi-même maman ce que c'est que d'avoir la peur au ventre. Par la suite tout ce petit monde reprend sa place pour assister à la projection qui s'achèvera par une ovation debout et plus de dix minutes d'applaudissements. Et maintenant on va où ? Quel est ce film dont parle la Croisette ? Une comédie musicale où on se bat, on se querelle, on s'insulte, on s'aime, on se soutient. Une comédie douce-amère à l'image du Liban. Enfin un film - dont la sortie est prévue en septembre dans nos salles - où à aucun moment le nom du pays du Cèdre est mentionné, car cette œuvre ne se limite pas aux frontières du Liban, mais va au-delà. Bien au-delà.
Lundi 16 mai, journée exceptionnelle à Cannes pour le Liban. C'est la cinéaste Nadine Labaki qui montait les marches de la salle Debussy pour présenter son film Et maintenant on va où ?, sélectionné dans Un certain regard. Nadine Labaki est déjà une habituée de Cannes et le public de la Croisette qui avait adhéré fortement à Caramel l'attendait avec impatience pour assister à la projection de cette seconde œuvre. Les questions fusaient de partout : Était-il meilleur que l'autre ? Anne Dominique Toussaint qui s'était entretenue avec L'OLJ au pavillon libanais, avant l'arrivée de Labaki à Cannes, avait partagé ces appréhensions. « L'accueil d'une seconde œuvre est toujours difficile, car la comparaison s'impose », a-t-elle avoué. De plus, la cinéaste libanaise a affaire à une rude compétition. Face à elle...
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