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Moyen Orient et Monde - Diplomatie

Après Ben Laden, États-Unis et Pakistan veulent « rétablir la confiance »

Clinton annoncera « bientôt » une visite à Islamabad.
Le sénateur américain John Kerry et le Premier ministre pakistanais Raza Yousuf Gilani ont souligné hier à Islamabad que les deux alliés souhaitaient apaiser la crise née du raid américain qui a éliminé Oussama Ben Laden. Ils ont également promis que les deux pays travailleront désormais « ensemble » en cas d'action contre toute « cible de première importance » au Pakistan.
« Nous sommes des partenaires stratégiques avec un ennemi commun », a déclaré l'influent président démocrate de la commission des Affaires étrangères du Sénat américain, se prévalant du « soutien » de Barack Obama pour une visite qui avait pour but de « rétablir la confiance mutuelle ». À ce titre, il a assuré que la secrétaire d'État Hillary Clinton annoncera « bientôt » une visite à Islamabad.
M. Kerry a déclaré qu'il avait délivré ce message d'abord à l'omnipotent chef de l'armée pakistanaise, le général Ashfaq Kayani, dès son arrivée dimanche soir à Islamabad, puis lundi au président Asif Ali Zardari et au Premier ministre Raza Yousuf Gilani. Il est le premier haut responsable américain à se rendre au Pakistan depuis qu'un commando américain héliporté a tué le chef d'el-Qaëda le 2 mai à Abbottabad, ville-garnison du Nord.
Cette attaque, « clandestine » selon Islamabad, a provoqué un vif émoi au sein d'une population très majoritairement antiaméricaine, non pas pour la mort de Ben Laden, qui a déclenché très peu de protestations, mais pour la « violation de la souveraineté » du Pakistan. De leur côté, de très hauts responsables et des élus américains ont accusé les autorités pakistanaises au mieux d'incompétence, au pire de complicité en soulignant le fait que le chef d'el-Qaëda a pu se cacher des années durant dans une ville qui abrite quelque 10 000 militaires à deux heures de route au nord de la capitale.
Depuis le raid, Washington et Islamabad, son allié-clé dans sa « guerre contre le terrorisme » depuis fin 2001, rivalisent verbalement pour menacer l'un de couper les fonds impressionnants qu'il donne au Pakistan depuis fin 2001, l'autre de revoir sa coopération en matière de renseignement dans la guerre contre le terrorisme.
Avant la mort de Ben Laden, Washington avait toujours loué les efforts d'Islamabad dans la lutte contre el-Qaëda, mais estimait que l'armée ne faisait pas assez d'efforts contre les talibans afghans dans leurs bases arrières au Pakistan. « Il a été convenu que les deux pays travailleront ensemble pour toute future action contre des cibles de haute importance au Pakistan », pouvait-on lire dans un communiqué commun de MM. Kerry et Gilani hier soir. « Nos deux pays ont sacrifié trop de leurs concitoyens et de leurs soldats dans le combat » contre le terrorisme islamiste, a conclu M. Kerry.
(Source : AFP)
Le sénateur américain John Kerry et le Premier ministre pakistanais Raza Yousuf Gilani ont souligné hier à Islamabad que les deux alliés souhaitaient apaiser la crise née du raid américain qui a éliminé Oussama Ben Laden. Ils ont également promis que les deux pays travailleront désormais « ensemble » en cas d'action contre toute « cible de première importance » au Pakistan.« Nous sommes des partenaires stratégiques avec un ennemi commun », a déclaré l'influent président démocrate de la commission des Affaires étrangères du Sénat américain, se prévalant du « soutien » de Barack Obama pour une visite qui avait pour but de « rétablir la confiance mutuelle ». À ce titre, il a assuré que la secrétaire d'État Hillary Clinton annoncera « bientôt » une visite à Islamabad.M. Kerry a déclaré...
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