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Moyen Orient et Monde - Terrorisme

Appels à venger Ben Laden, attaque contre un consulat saoudien au Pakistan

Kerry se rendra à Islamabad pour tenter d'apaiser les tensions avec Washington.
Des inconnus ont lancé hier deux grenades sur le consulat d'Arabie saoudite - pays d'origine d'Oussama Ben Laden, déchu de sa nationalité en 1994 - à Karachi, la mégalopole du sud du Pakistan, sans faire de victimes. Un responsable du gouvernement provincial, Sharfuddin Memon, a estimé qu'il « pourrait s'agir d'une réaction » à la mort de Ben Laden. L'attaque est intervenue alors que les partisans de Ben Laden continuent de promettre de venger sa mort. Le chef d'el-Qaëda dans la péninsule Arabique (AQPA) a ainsi prévenu les États-Unis que « le pire » était à venir, dans un message mis en ligne sur des sites islamistes et publié par le centre américain de surveillance SITE. Dans un texte publié par al-Fajr Media Center, principal site de propagande d'el-Qaëda, et cité mardi par SITE, le réseau de Ben Laden avait de son côté de nouveau appelé les musulmans à venger sa mort.
Alors que les tensions entre Washington et Islamabad s'enveniment depuis le raid contre la résidence de Ben Laden le 2 mai, John Kerry, président démocrate de la commission des Affaires étrangères du Sénat, a annoncé mardi qu'il se rendrait la semaine prochaine au Pakistan. « Tous les sujets pertinents sont sur la table, et il y en a beaucoup. Il y a de sérieux problèmes, des questions sérieuses que nous devons résoudre ensemble », a indiqué le sénateur. Le voyage de M. Kerry pourrait ouvrir la voie à un éventuel déplacement de la secrétaire d'État Hillary Clinton.
Nombre de responsables américains se sont ouvertement interrogés sur d'éventuelles complicités pakistanaises dont aurait bénéficié Ben Laden. Barack Obama lui-même a demandé au Pakistan une enquête sur les « soutiens » dont il aurait bénéficié. Le Premier ministre pakistanais, Yousuf Raza Gilani, tout en qualifiant d'« absurdes » les spéculations sur des complicités officielles, a annoncé une telle enquête. Mais le chef de l'opposition pakistanaise, Nawaz Sharif, a réclamé que l'enquête soit menée par le président de la Cour suprême, alors que le gouvernement entend la confier à un militaire.
Washington avait tenu secret le raid de crainte de fuites côté pakistanais, alors même que les deux pays sont officiellement alliés dans la lutte contre le terrorisme. Pour apaiser la méfiance, la Maison-Blanche avait demandé que les Américains puissent interroger trois des épouses d'Oussama Ben Laden, aux mains des Pakistanais depuis le raid. Mais mardi, le ministère pakistanais des Affaires étrangères avait assuré « ne pas avoir reçu de requête formelle des États-Unis ».
La défiance américaine risque d'être renforcée par l'initiative de trois députés pakistanais qui ont prié mardi pour Ben Laden dans l'enceinte du Parlement. « Ben Laden était une personnalité internationale et avant tout un musulman. J'ai considéré de mon devoir religieux de prier pour lui », a déclaré Maulvi Asmatullah, député indépendant à l'origine de l'initiative.
(Source : AFP)
Des inconnus ont lancé hier deux grenades sur le consulat d'Arabie saoudite - pays d'origine d'Oussama Ben Laden, déchu de sa nationalité en 1994 - à Karachi, la mégalopole du sud du Pakistan, sans faire de victimes. Un responsable du gouvernement provincial, Sharfuddin Memon, a estimé qu'il « pourrait s'agir d'une réaction » à la mort de Ben Laden. L'attaque est intervenue alors que les partisans de Ben Laden continuent de promettre de venger sa mort. Le chef d'el-Qaëda dans la péninsule Arabique (AQPA) a ainsi prévenu les États-Unis que « le pire » était à venir, dans un message mis en ligne sur des sites islamistes et publié par le centre américain de surveillance SITE. Dans un texte publié par al-Fajr Media Center, principal site de propagande d'el-Qaëda, et cité mardi par SITE, le réseau de Ben Laden...
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