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Lifestyle - Festival De Cannes

Et le tapis s’habilla de rouge

Ouverture du 64e Festival de Cannes.

Hier matin, à Cannes, les techniciens finissaient les derniers préparatifs avant l’ouverture. Anne-Christine Poujoulat/AFP

En ce 10 mai 2011, débarquant de nouveau à Cannes, il était essentiel d'aller humer les premiers souffles de cette soixante-quatrième édition. Il fallait avant de déballer les valises se diriger vers ce palais mythique des festivals et se plonger dans une foule excitée de journalistes venus de tous les coins du monde. Il fallait aussi découvrir avec bonheur la cuvée de cette édition, bien qu'on sût déjà ce qui était concocté, et recueillir les premières impressions. Il est bon en effet de feuilleter le catalogue et sentir l'odeur du papier fraîchement imprimé dévoilant les heureux sélectionnés tant dans la section des longs métrages que dans celle d'Un certain regard ou encore dans celle des courts métrages.
Que réserve Cannes cette année ? Bien que le monde entier frémît à l'idée d'une alerte rouge ou craigne des représailles, l'air est doux à Cannes et le soleil au rendez-vous. Pour Thierry Frémaux, délégué général, qui pressent que cette édition semble très excitante avant même que l'écran ne s'allume, il dira dans l'introduction du catalogue « que même si chaque édition a une humeur particulière, Cannes, cette année, a un parfum de légèreté, de désir et de paix ».
Il y a certainement les grosses pointures américaines comme Robert de Niro, Sean Penn, Brad Pitt, mais la sélection française n'est pas à négliger surtout avec la jeune cinéaste Maïwen qui infuse un sang nouveau au cinéma.
Il y a ceux qui viennent pour la première fois et qui découvrent avec ébahissement cette Croisette qui ressemble pourtant à notre Corniche mais en ayant ce je ne sais quoi de plus. Peut-être un air plus propre et plus frais que rejette ce côté de la Méditerranée. Il ya les habitués, qui ne rateraient pour rien au monde ce rendez-vous. Il y a aussi les jeunes cinéastes en quête de reconnaissance et voudraient faire de la promotion pour leurs films ; ils se mettent alors en file (n'importe laquelle) attendant un coup de fil, un appel.
Face à l'hôtel Martinez, le grand podium de Michel Denisot scintille de mille feux. Éclairagistes, machinistes et monteurs sont sur le qui-vive. On n'attendait plus que les stars. Le retour de Jean-Paul Belmondo sur la Croisette pour recevoir l'ovation du cinéma mondial ainsi que Bernardo Bertolucci. Le retour également d'Antonio Banderas qui retrouve ses premières amours, c'est-à-dire Pedro Almodovar. Une rencontre très hispanique. Mais aussi le tant attendu Terrence Malick, le rêveur, le poète avec toujours de gros budgets avec son arbre de vie Tree of Life.
Tout est donc prêt pour accueillir les stars, Clap. Le cinéma peut commencer.
En ce 10 mai 2011, débarquant de nouveau à Cannes, il était essentiel d'aller humer les premiers souffles de cette soixante-quatrième édition. Il fallait avant de déballer les valises se diriger vers ce palais mythique des festivals et se plonger dans une foule excitée de journalistes venus de tous les coins du monde. Il fallait aussi découvrir avec bonheur la cuvée de cette édition, bien qu'on sût déjà ce qui était concocté, et recueillir les premières impressions. Il est bon en effet de feuilleter le catalogue et sentir l'odeur du papier fraîchement imprimé dévoilant les heureux sélectionnés tant dans la section des longs métrages que dans celle d'Un certain regard ou encore dans celle des courts métrages. Que réserve Cannes cette année ? Bien que le monde entier frémît à l'idée d'une alerte rouge ou...
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