Le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn, a souligné hier que la Commission avait déjà proposé une réduction du taux d’intérêt pour l’Irlande.
« La Commission a proposé il y a un moment déjà une réduction du taux d'intérêt pour l'Irlande, afin d'aider l'Irlande à surmonter le fardeau de sa dette de la même manière que la Grèce ou le Portugal », a rappelé le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn, lors d'une conférence de presse au Parlement européen à Strasbourg.
« Je m'attendrais à ce que ce type d'accord puisse intervenir sous peu » entre Dublin et les autres gouvernements européens, a-t-il ajouté.
« Il est important que lors de la définition du taux d'intérêt, la soutenabilité de la dette doit être prise en compte », a encore commenté M. Rehn.
La décision finale est du ressort des gouvernements européens, et le sujet pourrait être discuté lors d'une réunion des ministres des Finances de la zone euro, puis de l'ensemble de l'Union européenne, respectivement lundi et mardi prochains à Bruxelles.
Les difficultés des banques irlandaises ont fait grimper le déficit du pays à un niveau astronomique, 32 % de son PIB l'an dernier, provoquant la défiance des marchés et obligeant Dublin à réclamer une aide extérieure vécue comme une humiliation nationale, au point de faire tomber le gouvernement.
Le leader du Fine Gael (centre) Enda Kenny, nommé Premier ministre irlandais en mars, avait fait son argument de campagne électorale de la renégociation du plan de sauvetage de 85 milliards d'euros mis sur pied pour l'île, aux conditions jugées trop « punitives ».
Dublin tente en particulier depuis plusieurs mois d'obtenir de ses partenaires européens qu'ils revoient en baisse le taux assortissant leurs prêts. Il est aujourd'hui en moyenne de 5,8 %, et l'objectif serait une réduction d'environ un point de pourcentage.
La Grèce, qui avait aussi eu besoin d'une aide extérieure l'an dernier, a déjà obtenu un allègement de ses propres taux d'intérêt, lors d'un sommet des chefs d'État et de gouvernement de l'UE en mars.
Mais pas l'Irlande, accusée par d'autres pays européens de ne pas faire suffisamment d'efforts en contrepartie.
La France et l'Allemagne notamment voudraient voir des changements dans la fiscalité selon elles trop avantageuse, accordée aux entreprises qui s'installent sur l'île.
L'impôt sur les sociétés en Irlande est l'un des plus bas de l'Union européenne, avec un taux de 12,5 %.
(Source : AFP)


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