Les dépôts, qui représentent près de 82 % du bilan des banques, ont constitué le principal moteur de croissance, augmentant de 941 millions de dollars, soit une hausse de 0,9 % sur la période couverte, mais 2,2 fois moins importante que celle enregistrée au cours de la même période de l'an dernier. Ils sont ainsi passés de 107,2 milliards de dollars fin décembre 2010 à 108,1 milliards de dollars fin mars. Notons que pour le seul mois de mars, les dépôts bancaires ont progressé de 1,36 milliard de dollars, contre 673 millions de dollars en février et une baisse de 1,1 milliard de dollars en janvier.
En outre, une analyse de la croissance des dépôts par devises révèle que les dépôts en devises étrangères sont à l'origine de la croissance enregistrée au premier trimestre. En effet, les dépôts en devises étrangères ont progressé de 3,4 milliards de dollars, tandis que les dépôts en monnaie locale ont reculé de 2,5 milliards de dollars au cours des trois premiers mois de l'année, révélant une tendance à la conversion vers le billet vert ou la monnaie unique, à l'ombre des tensions persistantes sur le double plan local et régional. Par conséquent, le taux de dollarisation des dépôts a atteint 65,9 % fin mars, contre 63,2 % fin 2010.
De son côté, l'activité d'emprunt a progressé au cours du premier trimestre de l'année. En effet, les prêts bancaires accordés aux non-résidents et aux résidents ont augmenté de 4,3 %, passant de 34,9 milliards de dollars fin décembre 2010 à 36,4 milliards fin mars (+1,5 milliard de dollars). En outre, une analyse de la croissance des prêts par devise révèle que le montant des prêts accordés en dollars au cours des trois premiers mois de l'année a représenté 80 % de l'ensemble de la croissance des prêts, révélant un appétit moins important pour les crédits en monnaie locale.

