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Moyen Orient et Monde - Scrutin

Élections au Qatar : les municipales, un prélude aux législatives ?

Quatre femmes sur 101 candidats au total sont en lice pour les 29 membres du conseil municipal, pour un mandat de quatre ans.

Fatima Ahmad al-Jaham al-Kuwari (à gauche) et Cheikha Yussef al-Jiffri, deux des quatre candidates aux élections municipales qui se sont tenues hier, au Qatar. Karim Jaafar/AFP

Les habitants du Qatar ont voté hier pour élire leur unique conseil municipal, pour la quatrième fois depuis 1999. « C'est une expérience sans précédent. Je vote pour la première fois », a déclaré Abdallah Radhouani, un fonctionnaire de 47 ans, à sa sortie d'un bureau de vote à Doha, espérant que ces « élections municipales soient un prélude à des élections législatives ».
Ouverts de 08h00, les bureaux de vote dans les 29 circonscriptions ont fermé à 17h00. Aucune indication n'a été fournie sur le taux de participation. Selon la tradition dans cette monarchie du Golfe, les hommes et les femmes ont voté en rangs séparés.
« C'est un grand jour. Nous prouvons que l'homme et la femme travaillent ensemble dans l'intérêt de la patrie », a affirmé une électrice, qui s'identifie seulement par son prénom, Maïtha. « Que le plus compétent soit élu, peu importe qu'il soit un homme ou une femme », a-t-elle répondu à la question de savoir si elle espérait une plus grande représentation des femmes au conseil municipal qui ne compte qu'une seule conseillère.
Quatre femmes sur 101 candidats au total sont en lice pour les 29 membres du conseil municipal, pour un mandat de quatre ans. Au Qatar, qui compte une population autochtone de quelque 200 000 âmes sur un total de quelque 1,7 million d'habitants, les femmes ont voté pour la première fois en 1999.
Dans leurs slogans électoraux, affichés sur de multiples panneaux, les candidats ont axé leur campagne sur les services, loin de tout débat politique.
« Le conseil municipal ne dispose pas d'assez de prérogatives pour répondre aux attentes des citoyens », a déploré Ibrahim al-Baker, un ingénieur, réclamant un élargissement des prérogatives pour que le conseil « puisse donner son avis sur les projets et l'ensemble des affaires du pays ». « Nous allons continuer à réclamer un Majlis al-Choura élu qui représentera la volonté du peuple, qui sera doté de pleines prérogatives et qui répondra à nos aspirations à la démocratie », a-t-il dit.
Des élections législatives partielles promises depuis des années tardent à venir au Qatar, pays de la chaîne satellitaire al-Jazira qui entend, par sa large couverture des révoltes populaires dans le monde arabe, promouvoir la démocratie.
Après la chute sous la pression de la rue des régimes en Tunisie et en Égypte, le Premier ministre qatari Hamad ben Jassem al-Thani a répété en février que des législatives devraient être organisées « dans un proche avenir ».
« Il y a des promesses (...). Nous espérons qu'elles seront tenues dans la foulée des événements en cours et des aspirations des peuples » arabes, a commenté M. Baker, ajoutant : « Nos dirigeants savent que les aspirations des peuples sont légitimes. »
Le Conseil consultatif a adopté en 2008 une loi électorale ouvrant la voie au premier scrutin législatif partiel sans fixer de date. Le principe d'un Parlement partiellement élu a été institué par la Constitution de 2005 qui a confirmé le droit de vote et d'éligibilité accordé aux femmes.
Le Qatar et l'Arabie saoudite sont les seules monarchies du Conseil de coopération du Golfe (CCG) n'ayant pas encore organisé de législatives.

(Source : AFP)

Les habitants du Qatar ont voté hier pour élire leur unique conseil municipal, pour la quatrième fois depuis 1999. « C'est une expérience sans précédent. Je vote pour la première fois », a déclaré Abdallah Radhouani, un fonctionnaire de 47 ans, à sa sortie d'un bureau de vote à Doha, espérant que ces « élections municipales soient un prélude à des élections législatives ».Ouverts de 08h00, les bureaux de vote dans les 29 circonscriptions ont fermé à 17h00. Aucune indication n'a été fournie sur le taux de participation. Selon la tradition dans cette monarchie du Golfe, les hommes et les femmes ont voté en rangs séparés.« C'est un grand jour. Nous prouvons que l'homme et la femme travaillent ensemble dans l'intérêt de la patrie », a affirmé une électrice, qui s'identifie seulement par son prénom,...
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