« Le mur de confiance » entre Mahmoud Ahmadinejad et l’ayatollah Khamenei « s’est effondré », pouvait-on lire hier dans « Javan », un journal proche des gardiens de la révolution. Murad Sezer/Reuters
« Certaines personnes à l'intérieur du régime ont oublié les valeurs de la révolution et cherchent à dévier le sens de l'islam (...) mais le peuple ne suit pas les démons ou les djinns et ne tolérera pas de déviation », a récemment prévenu, dans une allusion à cette affaire, le général Mohammad Ali Jaffari, commandant en chef des gardiens de la révolution. Les problèmes entre les gardiens de la révolution et Ahmadinejad ne datent pas d'hier. En janvier, WikiLeaks diffusait un câble diplomatique américain daté de février 2010 dans lequel il était écrit que Mahmoud Ahmadinejad aurait « reçu une claque » de M. Jaffari pour avoir évoqué un allègement des restrictions contre la presse en Iran.
Les relations entre M. Ahmadinejad se sont tendues avec le guide suprême après un veto de ce dernier au limogeage du ministre des Renseignements Heydar Moslehi. Le président, qui avait boycotté toute activité publique pendant huit jours à la suite de ce veto, avait déjà déclaré le 1er mai obéir au guide comme « un fils à son père ».
Cet affrontement autour du contrôle du ministère du Renseignement a déclenché un feu nourri des conservateurs contre le président, et de multiples signes montrent que la tension n'est pas retombée depuis. Selon des sources de l'opposition, des affrontements violents ont eu lieu dimanche soir entre des partisans d'Ahmadinejad et ceux de Khamenei dans le centre de Téhéran. Il y a eu plusieurs blessés graves, a rapporté la chaîne al-Arabiya citant des opposants iraniens. Les accrochages auraient éclaté lorsque des partisans du guide suprême ont voulu empêcher un proche du président d'assister à une cérémonie religieuse dans la grande mosquée de la capitale.
(Source : rédaction et agences)


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