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Moyen Orient et Monde - Tunisie

Face-à-face tendu à Tunis entre forces de l’ordre et manifestants

Le gouvernement provisoire a instauré un couvre-feu indéterminé dans la capitale.

Cela fait quelques jours que des manifestations antigouvernementales ont lieu à Tunis. Fethi Belaid/AFP

Le cœur de Tunis était le théâtre hier d'un face-à-face tendu entre manifestants antigouvernementaux et forces de police. Réunis sur les marches du théâtre municipal et sur les deux artères de l'avenue Habib Bourguiba dans le centre de Tunis, les manifestants qui étaient environ 200 ont entonné à plusieurs reprises l'hymne national. Ils ont ensuite scandé des slogans hostiles à la police et les forces de l'ordre ont demandé au mégaphone aux manifestants « de rentrer chez eux » et « de s'éloigner de la voie publique », mais les manifestants ont de nouveau scandé « gouvernement dégage », « flics, bande de lâches ». Les forces de l'ordre ont procédé à des tirs de gaz lacrymogènes et les manifestants se sont dispersés dans les rues et ruelles adjacentes avant de revenir par petits groupes sur l'avenue. Un important dispositif policier était déployé avenue Bourguiba où un policier a arrêté deux motards dont l'un portait un couteau.
Un couvre-feu nocturne avait été décrété samedi à Tunis et dans sa banlieue pour après plusieurs jours de manifestations antigouvernementales. Selon le ministère de l'Intérieur cité par la télévision, cette mesure sera en vigueur de 21h00 heure locale à 05h00, pour une durée indéterminée. Les autorités ont justifié la mesure en affirmant que des pillages et violences s'étaient produits dans la capitale tunisienne et sa banlieue au cours des deux derniers jours. Cinq postes de police et de la garde nationale ont été incendiés dans les troubles qui ont secoué Tunis et sa banlieue samedi avant l'entrée en vigueur du couvre-feu, a-t-on appris hier auprès du ministère de l'Intérieur. Des jeunes armés de couteaux, de chaînes, de sabres et de cocktails Molotov ont incendié des commissariats et des postes de la garde nationale dans les cités de Mnihla, d'Intilaka, d'Ibn Khaldoun, d'el-Mourouj V et dans la ville de Kasserine (centre-Ouest), a affirmé une source autorisée au ministère.
Les traces de violences étaient encore visibles hier à Tunis : enseignes publicitaires brisées, pneus et poubelles enflammés et voitures incendiées. Le principal mouvement islamiste Ennahda (Renaissance) « a déployé un nombre de volontaires pour protéger les gens des pillages », a expliqué un de ses membres.
(Source : agences)
Le cœur de Tunis était le théâtre hier d'un face-à-face tendu entre manifestants antigouvernementaux et forces de police. Réunis sur les marches du théâtre municipal et sur les deux artères de l'avenue Habib Bourguiba dans le centre de Tunis, les manifestants qui étaient environ 200 ont entonné à plusieurs reprises l'hymne national. Ils ont ensuite scandé des slogans hostiles à la police et les forces de l'ordre ont demandé au mégaphone aux manifestants « de rentrer chez eux » et « de s'éloigner de la voie publique », mais les manifestants ont de nouveau scandé « gouvernement dégage », « flics, bande de lâches ». Les forces de l'ordre ont procédé à des tirs de gaz lacrymogènes et les manifestants se sont dispersés dans les rues et ruelles adjacentes avant de revenir par petits groupes sur...
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