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Moyen Orient et Monde - P-O

Netanyahu rejette tout « diktat de l’ONU » sur la reconnaissance de l’État palestinien

Sarkozy veut qu'Israël soit reconnu comme « État juif ».
« Une recherche sérieuse de la paix ne peut intervenir que par la négociation, par la négociation entre Israël et les Palestiniens, pas à travers un diktat de l'ONU », a déclaré le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à la presse à l'issue d'un entretien avec le président français hier au palais de l'Élysée, à Paris. Le processus de paix israélo-palestinien étant bloqué depuis l'échec de la conférence de Washington en septembre dernier, les Palestiniens veulent proclamer leur État à l'Assemblée générale de l'ONU en septembre prochain, date butoir retenue par la communauté internationale pour la signature d'un accord. « La première question est de savoir s'il peut y avoir une majorité automatique au sein de l'ONU, la réponse est oui. Ils peuvent dire que la terre est plate, ils peuvent adopter » cette décision, a dit M. Netanyahu.
Les Palestiniens ont l'intention de porter la création et la reconnaissance de leur État devant l'ONU, d'abord au Conseil de sécurité, où ils s'attendent à un veto américain, puis à l'Assemblée générale, où les grandes puissances ne disposent pas de droit de veto.
Dans un entretien paru mercredi dans l'hebdomadaire L'Express, M. Sarkozy a laissé entendre que la France pourrait reconnaître l'État palestinien à l'automne, assurant qu'elle « prendra ses responsabilités » si le processus de paix n'était pas relancé d'ici là. La France, qui veut convaincre Israël que « le statu quo n'est pas tenable », voudrait transformer fin juin à Paris une conférence des donateurs d'aide aux Palestiniens en une conférence de relance du processus de paix. Paris estime qu'il faudra avoir tout essayé avant d'en arriver éventuellement à l'automne à une reconnaissance unilatérale de l'État palestinien.
M. Netanyahu a en revanche assuré qu'il avait obtenu le soutien de la France sur un point crucial pour lui pour débloquer le processus de négociations : la reconnaissance par les Palestiniens de son pays comme « État juif ». « J'ai entendu des choses similaires hier en Grande-Bretagne (où il a rencontré le Premier ministre David Cameron, NDLR) et je crois qu'à Paris comme à Londres, il y a la compréhension que quiconque veut la paix doit s'engager pour la paix, et non complètement le contraire », a-t-il ajouté.
Les Palestiniens considèrent que reconnaître Israël comme « État juif » reviendrait à renoncer inconditionnellement au droit au retour des réfugiés palestiniens chassés de leur terre au moment de la création d'Israël en 1948, une des questions centrales du conflit.
M. Netanyahu a aussi répété son hostilité à l'égard de l'accord de réconciliation entre le mouvement islamiste Hamas et le Fateh du président palestinien Mahmoud Abbas, signé mercredi au Caire. « L'idée, ce n'est pas d'établir un État palestinien pour continuer le conflit, comme le veut le Hamas. L'idée est d'établir un État palestinien pour mettre fin au conflit, comme le veut Israël ou quiconque est intéressé par la paix », a-t-il dit.
M. Netanyahu aura un rendez-vous crucial le 20 mai à Washington avec le président Barack Obama pour une éventuelle relance des négociations israélo-palestiniennes.

(Source : AFP)

« Une recherche sérieuse de la paix ne peut intervenir que par la négociation, par la négociation entre Israël et les Palestiniens, pas à travers un diktat de l'ONU », a déclaré le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à la presse à l'issue d'un entretien avec le président français hier au palais de l'Élysée, à Paris. Le processus de paix israélo-palestinien étant bloqué depuis l'échec de la conférence de Washington en septembre dernier, les Palestiniens veulent proclamer leur État à l'Assemblée générale de l'ONU en septembre prochain, date butoir retenue par la communauté internationale pour la signature d'un accord. « La première question est de savoir s'il peut y avoir une majorité automatique au sein de l'ONU, la réponse est oui. Ils peuvent dire que la terre est plate, ils peuvent...
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