Les Palestiniens ont l'intention de porter la création et la reconnaissance de leur État devant l'ONU, d'abord au Conseil de sécurité, où ils s'attendent à un veto américain, puis à l'Assemblée générale, où les grandes puissances ne disposent pas de droit de veto.
Dans un entretien paru mercredi dans l'hebdomadaire L'Express, M. Sarkozy a laissé entendre que la France pourrait reconnaître l'État palestinien à l'automne, assurant qu'elle « prendra ses responsabilités » si le processus de paix n'était pas relancé d'ici là. La France, qui veut convaincre Israël que « le statu quo n'est pas tenable », voudrait transformer fin juin à Paris une conférence des donateurs d'aide aux Palestiniens en une conférence de relance du processus de paix. Paris estime qu'il faudra avoir tout essayé avant d'en arriver éventuellement à l'automne à une reconnaissance unilatérale de l'État palestinien.
M. Netanyahu a en revanche assuré qu'il avait obtenu le soutien de la France sur un point crucial pour lui pour débloquer le processus de négociations : la reconnaissance par les Palestiniens de son pays comme « État juif ». « J'ai entendu des choses similaires hier en Grande-Bretagne (où il a rencontré le Premier ministre David Cameron, NDLR) et je crois qu'à Paris comme à Londres, il y a la compréhension que quiconque veut la paix doit s'engager pour la paix, et non complètement le contraire », a-t-il ajouté.
Les Palestiniens considèrent que reconnaître Israël comme « État juif » reviendrait à renoncer inconditionnellement au droit au retour des réfugiés palestiniens chassés de leur terre au moment de la création d'Israël en 1948, une des questions centrales du conflit.
M. Netanyahu a aussi répété son hostilité à l'égard de l'accord de réconciliation entre le mouvement islamiste Hamas et le Fateh du président palestinien Mahmoud Abbas, signé mercredi au Caire. « L'idée, ce n'est pas d'établir un État palestinien pour continuer le conflit, comme le veut le Hamas. L'idée est d'établir un État palestinien pour mettre fin au conflit, comme le veut Israël ou quiconque est intéressé par la paix », a-t-il dit.
M. Netanyahu aura un rendez-vous crucial le 20 mai à Washington avec le président Barack Obama pour une éventuelle relance des négociations israélo-palestiniennes.
(Source : AFP)


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