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Moyen Orient et Monde - Terrorisme

Obama à « Ground Zero » : Les États-Unis n’oublient « jamais »

Barack Obama s’est recueilli hier sur le lieu des attentats du 11-Septembre à New York et a prévenu que les États-Unis n’oublient « jamais », après l’élimination d’Oussama Ben Laden au Pakistan, pays qui a menacé de remettre en cause sa coopération militaire avec Washington.

Le président américain a rencontré hier des proches des victimes des attentats, réconfortant certains. Aujourd’hui, il doit remercier en personne des membres du commando de Navy Seals qui ont mené l’opération contre Ben Laden. Mario Tama/Getty Images/AFP

Le président américain Barack Obama s'est recueilli hier sur le lieu des attentats du 11-Septembre à New York, après l'élimination d'Oussama Ben Laden. Avant de se rendre en début d'après-midi à « Ground Zero », le site du World Trade Center, M. Obama a effectué des visites successivement dans une caserne de pompiers puis un commissariat de police de Manhattan, où il a rendu hommage aux secours. Aujourd'hui, il doit remercier en personne des membres du commando de Navy Seals ayant tué Ben Laden, lors d'une visite dans une base du Kentucky, a annoncé un haut responsable américain. « Ce qui s'est passé dimanche (au Pakistan), grâce au courage de nos militaires et au travail extraordinaire de nos services de renseignements, a envoyé un message au monde entier, mais aussi chez nous : quand nous disons que nous n'oublierons jamais, nous le pensons », a affirmé M. Obama face aux pompiers à New York. À « Ground Zero », M. Obama a déposé une simple couronne de fleurs aux couleurs du drapeau américain, avant de s'incliner solennellement et d'observer quelques instants de silence. Il s'est ensuite entretenu en privé avec une soixantaine de proches de victimes des attentats, avant de repartir pour Washington. Le vice-président Joe Biden a, de son côté, participé à une cérémonie au Pentagone.
L'idée de ces cérémonies, selon la Maison-Blanche, n'était pas de « parader », mais de rendre hommage aux victimes des attentats qui ont donné le coup d'envoi de la guerre de Washington contre el-Qaëda.
La mort de Ben Laden affaiblit en revanche Islamabad, soupçonné d'avoir fermé les yeux sur sa cavale. Sommé de s'expliquer sur la présence de Ben Laden, le Pakistan a rejeté de nouveau hier ces soupçons et prévenu Washington que tout nouveau raid aurait des conséquences. Le chef d'état-major Ashfaq Parvez Kayani « a dit clairement que toute nouvelle action de ce type, violant la souveraineté du Pakistan, entraînerait une révision du niveau de la coopération militaire et dans le domaine du renseignement avec les États-Unis », selon un communiqué de l'état-major. Le général Kayani a également donné des instructions à tous les chefs de corps de réduire le nombre d'instructeurs militaires américains présents au Pakistan. Le Pentagone a affirmé ne pas en avoir été informé. L'armée pakistanaise a reconnu « ses propres insuffisances dans le renseignement sur la présence d'Oussama Ben Laden au Pakistan », tout en soulignant que « les succès de l'Inter Services Intelligence (services secrets) contre el-Qaëda et ses alliés terroristes » étaient « sans comparaison ».
Les États-Unis s'efforçaient par ailleurs de désamorcer une polémique sur la mort de Ben Laden, après avoir révélé mardi que le chef d'el-Qaëda n'était pas armé quand il a été tué. Le secrétaire à la Justice, Eric Holder, a affirmé que l'élimination de Ben Laden était « complètement légale et cohérente avec nos lois, nos valeurs ». Mais la haut commissaire de l'ONU aux Droits de l'homme, Navi Pillay, a demandé la « divulgation complète des faits précis » sur les circonstances du raid. « Nous sommes toujours en train de réunir les informations concernant cette opération », a souligné le porte-parole de la Maison-Blanche, Jay Carney. M. Obama a en outre annoncé qu'il avait décidé de ne pas publier les photos du cadavre de Ben Laden, arguant qu'il en allait de la « sécurité nationale ».
Le chef en exil du Hamas, Khaled Mechaal, a qualifié « d'atroce » la façon dont Ben Laden a été tué et son corps immergé, dans une déclaration faite hier au Caire. « Quels que soient les actes attribués à Ben Laden, l'assassinat d'un être humain désarmé et entouré de sa famille constitue un acte odieux », a affirmé pour sa part l'ex-président cubain Fidel Castro. Les critiques, peu surprenantes de la part d'adversaires déclarés des États-Unis comme le Hamas et Cuba, sont venues également du chef de l'Église anglicane, l'archevêque de Canterbury, Rowan Williams. « Je pense que le meurtre d'un homme non armé va toujours mettre très mal à l'aise parce qu'il ne semble pas que justice ait été rendue », a-t-il déclaré.
Craignant des représailles d'el-Qaëda, la communauté internationale restait sur le qui-vive. « N'oublions pas que la bataille pour arrêter el-Qaëda et ses alliés ne s'arrête pas avec une mort », a ainsi souligné la secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton. En effet, le parti islamiste le plus influent du Pakistan a appelé à des rassemblements aujourd'hui pour obtenir du gouvernement qu'il cesse de soutenir la lutte contre les extrémistes islamistes menée par les États-Unis.
(Source : agences)
Le président américain Barack Obama s'est recueilli hier sur le lieu des attentats du 11-Septembre à New York, après l'élimination d'Oussama Ben Laden. Avant de se rendre en début d'après-midi à « Ground Zero », le site du World Trade Center, M. Obama a effectué des visites successivement dans une caserne de pompiers puis un commissariat de police de Manhattan, où il a rendu hommage aux secours. Aujourd'hui, il doit remercier en personne des membres du commando de Navy Seals ayant tué Ben Laden, lors d'une visite dans une base du Kentucky, a annoncé un haut responsable américain. « Ce qui s'est passé dimanche (au Pakistan), grâce au courage de nos militaires et au travail extraordinaire de nos services de renseignements, a envoyé un message au monde entier, mais aussi chez nous : quand nous disons que nous...
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