Parallèlement, le solde primaire a enregistré un déficit de 144,7 millions de dollars fin mars, contre un excédent de 386,2 millions de dollars au cours de la même période de l'an dernier, enregistrant ainsi une baisse de 137,5 % sur un an. En termes relatifs, l'excédent primaire est ainsi passé de 4,5 % à 14,8 % du total des dépenses publiques.
Les dépenses en hausse...
Toujours selon le ministère des Finances, on note une hausse de 11,1 % des dépenses publiques sur les trois premiers mois de l'année. Celles-ci se sont élevées à 2,9 milliards de dollars fin mars, contre 2,61 milliards de dollars un an plus tôt. Cette progression a été favorisée par une hausse de 294 millions de dollars des dépenses hors service de la dette (+17,7 %).
Dans les détails, les dépenses courantes ont progressé de 23,3 % au cours des trois premiers mois de l'année, pour s'établir à près de 1,8 milliard de dollars, contre près de 1,46 milliard de dollars au cours de la même période de l'année précédente.
Quant au service de la dette, il a reculé de 1,6 % sur un an, à 912 millions de dollars, contre 926 millions de dollars un an plus tôt. Toujours au niveau des dépenses budgétaires, les transferts à l'Électricité du Liban (EDL) ont reculé de 0,3 % pour s'établir à 334 millions de dollars fin mars, contre près de 335 millions de dollars au cours de la même période de l'an dernier.
Par ailleurs, au niveau des dépenses du Trésor, il convient de préciser que les dépenses allouées aux municipalités ont atteint 45,8 millions de dollars, en baisse de 8,3 % comparé à l'an dernier.
... et les recettes en baisse
Au niveau des recettes publiques, celles-ci ont reculé au cours des trois premiers mois de l'année, totalisant 1,8 milliard de dollars (-11,6 %).
Dans les détails, les recettes fiscales ont reculé de 4,4 % fin mars, à 1,48 milliard de dollars. Plus précisément, les recettes provenant de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) ont reculé de 0,6 %, à près de 514 millions de dollars.
Les recettes douanières ont, quant à elles, reculé de 19,1 %, à 355,9 millions de dollars. Les droits d'accise (sur l'essence, le tabac, l'alcool et les voitures), dont le montant global a atteint 239,4 millions de dollars fin mars, ont, en parallèle, enregistré un recul de 23,9 % sur un an. Quant aux frais d'enregistrement de propriétés immobilières, ils ont progressé 0,9 % pour atteindre 128,3 millions de dollars.
Les recettes non fiscales ont, quant à elles, reculé de 46,1 %, à 202,5 millions de dollars. Cela est notamment dû à la forte baisse des recettes provenant des postes détenus par l'État (Casino du Liban, Loterie nationale, aéroport, port et télécoms), qui ont chuté de 64,4 %, à 96,4 millions de dollars fin mars, contre près de 270,6 millions de dollars au cours de la même période en 2010.
En effet, les transferts provenant du secteur des télécoms (qui constituent près de 70 % des revenus générés par les postes de l'État) étaient nuls fin mars, alors qu'ils avaient atteint 219,6 millions de dollars fin mars 2010. Rappelons à cet égard que le ministre démissionnaire des Télécoms, Charbel Nahas, refuse depuis l'an dernier de transférer la totalité des montants générés par le secteur des télécoms au Trésor, plaçant une grande partie de ces sommes dans un compte spécial auprès de la Banque du Liban (BDL).

