Hatem Imam, Hania Mroué, Sarah Maali et Alex Baladi au cours de la conférence de presse.
Hania Mroué, directrice de l'association Métropolis, Sarah Maali, directrice artistique de « Beirut Animated 2 », Hatem Imam, membre de l'association Samandal et l'illustrateur Alex Baladi ont donné le coup d'envoi au festival d'animation durant une conférence de presse à l'Empire Sofil. « Beirut Animated », qui se tiendra du 2 au 7 mai au Métropolis Empire Sofil, est une plateforme de rencontre à la fois entre différents pôles de l'animation libanaise et ses artistes, d'une part, et le public cinéphile et amateur du 8e art, de l'autre.
Pour sa deuxième édition, « Beirut Animated » a établi 4 partenariats avec d'importantes institutions arabes et européennes, notamment avec « Asifa Egypt » (Égypte), pour la présentation d'un programme de 10 courts-métrages qui retrace les débuts de l'animation égyptienne à partir de 1930, tout en mettant l'accent sur le travail des frères Frenkel. Quant aux partenaires européens, le festival d'animation slovène « Animateka » propose 3 programmes, « DOK Leipzig », festival international de documentaire et d'animation, le meilleur de sa section « Animadoc » de l'édition 2010 et « l'Agence du court-métrage » (France) fournit 4 films documentaires marquants de ces dernières années.
La sélection
Longs-métrages
C'est L'Illusionniste de Sylvain Chomet - César du meilleur film d'animation et nominé aux Oscars - qui inaugure le festival. Le film, inspiré d'un scénario inédit de Jacques Tati, est le second long-métrage de Chomet après Les Triplettes de Belleville.
Deux autres longs-métrages seront aussi projetés pendant cette édition : Idiots and Angels de l'animateur américain Bill Plympton, dessiné, produit et distribué entièrement par celui qui a été surnommé par les critiques internationaux le roi de l'animation indépendante. Le second est signé du réalisateur suédois Taril Saleh, à la fois producteur et cofondateur du studio d'animation Atmo. Connu jusqu'à présent pour ses documentaires politiques, il change de registre et signe Metropia. Présenté en première à la 66e Mostra de Venise, ce thriller a nécessité 4 ans de prises de vues réelles, manipulées par la suite par ordinateur pour aboutir à la création d'une atmosphère futuriste.
Courts-métrages
Sélection libanaise et arabe : 20 courts-métrages libanais et arabes (de l'Égypte, la Syrie et de la Tunisie) ont été retenus par le comité de sélection du festival. Ils seront présentés lors d'une soirée spéciale. Certains des 15 films libanais ont été réalisés par des artistes confirmés, comme Samar Mogharbel, Shirin Abu Shaqra et Ziad Antar, tandis que les autres sont le travail de jeunes étudiants et diplômés d'écoles diverses d'audiovisuel et arts décoratifs.
Sélection internationale : outre les longs-métrages, la sélection internationale est composée de courts-métrages dont plusieurs ont été primés dans les principaux festivals d'animation, notamment le film anglo-australien The Lost Thing (Crystal du meilleur court-métrage au festival international d'animation d'Annecy), ou le hollandais Get Real ! , mention spéciale au dernier Festival de Berlin).
Le jeune public a toujours sa place à « Beirut Animated». Ainsi le long-métrage de Dominique Monféry, Kérity, la maison des contes (Mention spéciale au festival international d'animation d'Annecy), ramènera les enfants du monde numérique au monde des contes de fées et leurs personnages les plus célèbres.
Le festival slovène Animateka propose aussi une séance de 10 courts-métrages sélectionnés de sa section pour enfants « Best of Elephant ».
Activités parallèles : « Beirut Animated 2 » présente, parallèlement aux projections, un hommage à l'artiste décédé Edgar Aho, pionnier de l'animation libanaise. Une carte blanche est également donnée à l'animatrice, bédéiste et professeur d'animation et de « motion graphics » Lina Ghaibeh. Tout comme la première édition, le magazine Samandal offre au public la chance de revoir des classiques de leur enfance (Jongar, Sasouki ou Rémi sans famille) lors d'une projection consacrée aux séries « animées » japonaises doublées en arabe. Au cours de cette séance, un débat portera sur la transposition de la bande dessinée vers l'animation, suite à la projection du film Frankenstein encore d'Alex Baladi et Isabelle Nouzha.
Clôture
Pour la clôture du festival, le réalisateur et artiste indépendant canadien Pierre Hébert (Prix Albert Tessier) réalisera deux performances en live animation, Seule la main..., présentée pour la première fois en arabe, et 49 Mouches dans laquelle il sera accompagné de Mazen Kerbaj.
Quant à la banque BLC, elle remettra le Prix du public pour le meilleur court-métrage libanais d'animation, lequel sera choisi par les spectateurs.
À noter également que deux ateliers se tiendront pendant « Beirut Animated 2 ». Alex Baladi et Isabelle Nouzha animeront le premier du 27 avril au 7 mai, « De la bande dessinée à l'animation », dans lequel participent 14 artistes libanais. Dans le second atelier, qui se déroule du 30 avril au 7 mai, David Habchy initiera les 10 participants du Liban et du monde arabe aux principes de fabrication et d'animation des marionnettes.
Deux courts-métrages seront produits durant ces ateliers et projetés lors de la cérémonie de clôture du festival, en présence des artistes.
Deux expositions accompagneront le festival. L'une portant sur Edgar Aho et l'autre sur des tableaux, de livres animés et de dessins qui ont servi l'artiste Alex Baladi pour la fabrication de Frankenstein encore.
Le festival a lancé un appel à candidatures pour une compétition de cartes postales. Un grand nombre d'artistes a répondu avec des propositions autant créatives que variées. Le festival en a sélectionné 6 qui seront vendues pendant le festival, à la librairie de Métropolis Empire Sofil.

