Couverture de l’ouvrage du Dr Riad Khalifeh.
L'allergie, mal du siècle. Un ouvrage du Dr Riad Khalifeh, éminent immunologue et allergologue, qui constitue une référence tant pour les professionels de santé que pour toute personne qui désire se familiariser avec les maladies dites allergiques. Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), 20 % de la population mondiale souffrirait d'une forme ou d'une autre de ces maladies, comme l'asthme, le rhume des foins, les conjonctivites ou l'eczéma, sachant que l'asthme reste la maladie allergique la plus fréquente, affectant plus de 150 millions de personnes dans le monde.
Cet ouvrage du Dr Khalifeh, écrit en langue arabe « pour être accessible à tout le monde », comme le précise l'auteur, est axé donc sur le diagnostic des maladies allergiques, la prévention et le traitement. Les mots scientifiques et médicaux ont été traduits dans les deux langues, française et anglaise.
L'allergie, mal du siècle compte quatre grandes parties. La première est axée sur la maladie. L'auteur explique le mécanisme de l'allergie et insiste sur les raisons de l'allergie et les facteurs de risque. La deuxième partie est centrée sur le patient et les différentes maladies dont il pourrait souffrir. Le diagnostic et les tests nécessaires à ce niveau sont expliqués en détail dans la troisième partie de l'ouvrage, au moment où, dans la dernière partie, le Dr Khalifeh se penche sur les traitements adéquats avec un regard sur les « recettes populaires ».
L'ouvrage est disponible dans toutes les librairies.
Nouvelles recommandations pour la prise en charge de la polyarthrite rhumatoïde
La Société libanaise de rhumatologie a adopté de nouvelles recommandations de pratique clinique pour la prise en charge de la polyarthrite rhumatoïde, une maladie auto-immune qui peut survenir à n'importe quel âge et qui touche près de 1 % de la population mondiale. Elle se caractérise par une inflammation chronique des articulations, engendrant douleur, raideur et œdèmes. Avec la progression de la maladie, une déformation des articulations est notée, ainsi qu'une perte des fonctions articulaires.
Ces recommandations, prises au terme d'un atelier de travail sur le thème « La voie vers la rémission », insistent sur l'importance du diagnostic précoce de la maladie pour des résultats optimaux et une meilleure qualité de vie. Organisée en collaboration avec les laboratoires Hoffmann-La Roche, cette rencontre a réuni quelque trente rhumatologues des différentes régions.
« De nos jours, les spécialistes disposent des moyens qui leur permettent de mieux diagnostiquer une polyarthrite rhumatoïde et de mieux la traiter dans le but de prévenir les complications », souligne le Dr Abdel-Fattah Masri, rhumatologue au Centre médical de l'Université américaine de Beyrouth.
Le Dr Rafic Baddoura, chef de service de rhumatologie à l'Hôtel-Dieu, a pour sa part insisté sur l'importance d' « un traitement précoce et personnalisé de la maladie pour mieux contrôler les symptômes et préserver la fonction articulaire ».
Une étude pour l'évaluation des besoins des usagers de drogue au Liban
Le Centre libanais des addictions (Skoun) a conduit, en partenariat avec les associations Ajem, Bonheur du ciel, Jeunesse contre la drogue (JCD), SIDC et Nursroto, une étude pour évaluer les besoins des usagers de drogue et des centres de désintoxication au Liban.
Les résultats de cette étude ont été présentés au cours d'une conférence de presse organisée récemment à l'hôtel Crowne Plaza.
L'étude a été menée sur une période d'un an. Pour recueillir les informations nécessaires, un questionnaire a été adressé, choisi au sein de la police, des ministères des Affaires sociales, de la Santé, de l'Éducation, de l'Intérieur et de la Justice, de plusieurs ONG (traitant ou non les toxicomanies), ainsi que parmi les juges, les avocats, les psychiatres, les médecins d'urgence, les généralistes, les usagers de drogue qu'ils sollicitent une aide médicale ou non et les prisonniers.
Selon cette étude, les usagers qui sollicitent le plus une aide médicale ou spécialisée sont âgés entre 18 et 34 ans, la majorité d'entre eux sont des hommes. L'étude a aussi montré que l'âge moyen d'initiation à la consommation de substances est de 17 ans.
Par ailleurs, les opiacés et le cannabis sont les substances les plus consommées, suivis de la cocaïne, sachant que les patients dans leur majorité consomment au moins deux substances.
L'étude a de même montré que la durée du traitement, le manque d'engagement du patient, les questions financières et le manque de suivi du gouvernement restent les principales causes de l'interruption du traitement. Un manque de coordination avec le système judiciaire a également été noté.
Appel à l'application de la loi relative aux droits des personnes à besoins spéciaux
La Journée mondiale de l'hémophilie, célébrée le 17 avril de chaque année, a été une occasion pour lancer un appel à l'application de la loi 220/2 000 relative aux droits des personnes handicapées ou à besoins spéciaux au travail. Cette loi prévoit un quota de 3 % pour cette catégorie de personnes.
Dans une édition spéciale de Téléclinique, une émission médicale préparée et présentée par le Dr Mohammad el-Sahili sur Télé-Liban, diffusée le dimanche 17 avril à partir des thermes romains de Beyrouth, le président de la commission parlementaire de la Santé, Atef Majdalani, a insisté sur la nécessité d'inclure les personnes souffrant d'hémophilie dans ce groupe de personnes, d'autant que l'hémophilie peut devenir handicapante « en raison d'une prise en charge inadéquate des saignements répétés au niveau des articulations ».
« Les personnes hémophiles et leurs familles souffrent de problèmes psychologiques à chaque étape de leur vie », fait remarquer pour sa part Mme Solange Sakr, présidente de l'Association libanaise de l'hémophilie. Elle met l'accent sur l'importance de sensibiliser l'opinion publique à cette maladie pour « une meilleure intégration sociale et professionnelle des patients ». Elle insiste également sur l'importance d'un traitement précoce et d'une prise en charge globale de la maladie pour préserver l'état des articulations et éviter par conséquent le handicap.
L'hémophilie est un trouble de la coagulation sanguine. Les personnes souffrant de la maladie présentent un déficit des facteurs nécessaires à la coagulation. On estime à 1 000 le nombre des personnes qui en souffrent au Liban. Plus de 60 % des patients souffrent déjà d'un handicap moteur sévère à cause d'un traitement insuffisant et faute d'une éducation appropriée.
L'AUB expose sa vision pour 2020
L'Université américaine de Beyrouth (AUB) a annoncé sa stratégie d'ici à 2020 visant à « maintenir sa position pionnière tant sur le plan local que régional en matière de soins médicaux, d'enseignement et de recherches ».
Le vice-président de l'AUB pour les affaires médicales, le Dr Mohammad Sayegh, a ainsi expliqué, au cours d'une conférence de presse, que « sur le plan des soins de la santé, nous veillerons au cours des neuf prochaines années à ce que le diagnostic et les traitements soient encore plus globaux et à la portée de tous, avec également pour objectif de couvrir un plus grand nombre de patients libanais et arabes ».
« Notre ambition ne se limite pas à être en position de prééminence au Liban et dans la région, mais à faire la concurrence aux centres médicaux les plus importants dans le monde et nous sommes confiants que nous pouvons le faire », a-t-il encore affirmé. Et de souligner que dans le cadre de cette stratégie d'expansion, le centre médical de l'AUB sera développé de façon à pouvoir accueillir 600 lits (au lieu de 350 actuellement) et comptera un nouvel hôpital pour les adultes et un autre pour les enfants. De même, de « nouveaux partenariats stratégiques » seront conclus.
Les volets pédagogiques et de recherches, tels que envisagés dans le cadre de cette stratégie, ont été présentés par le responsable des affaires académiques à l'AUB, Ahmad Dallal. Quant au président de l'Université, Peter Dorman, il a insisté dans son allocution sur la mission de l'AUB.
Trop de télé chez l'enfant peut à terme provoquer des risques cardiaques
Les enfants qui regardent trop la télévision ont plus de risques de développer à terme des maladies cardiaques, de l'hypertension ou du diabète, selon une étude de l'Université de Sydney, publiée dans le Journal of the American Heart Association.
Les enfants étudiés, âgés de 6 à 7 ans, qui regardent longtemps la télévision ont des artères plus étroites à l'arrière des yeux, montre l'étude. Cela accroît plus tard les risques de maladies cardiaques, d'hypertension et de diabète.
« Les parents doivent pousser leurs enfants à avoir de l'activité et à délaisser le canapé », recommande le Dr Bamini Gopinath, responsable de l'étude. Celle-ci a porté sur quelque 1 500 enfants de 34 écoles primaires de Sydney.
En moyenne, les enfants examinés passaient 1,9 heure par jour devant la télévision et 36 minutes par jour à suivre des activités physiques. Ceux qui s'adonnaient le plus à des activités physiques, une heure ou plus par jour, avaient des artères sensiblement plus larges que ceux passant moins d'une heure par jour à se dépenser physiquement.
« Nous avons découvert que les enfants présentant un haut niveau d'activités physiques avaient un meilleur profil micro-vasculaire par rapport à ceux ayant les plus bas niveaux d'activité physique, a expliqué le Dr Gopinath. Cela laisse à penser que des comportements moins bons pour la santé peuvent influencer la microcirculation très tôt et peuvent accroître le risque de maladie cardiaque et d'hypertension plus tard. »

