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Moyen Orient et Monde - Libye

La rébellion anti-Kadhafi rejette le cessez-le-feu proposé par l’Union africaine

Les insurgés exigent le départ du guide et de ses fils.
La rébellion libyenne a rejeté hier à Benghazi le cessez-le-feu proposé par l'Union africaine (UA), « l'initiative qui a été présentée aujourd'hui est dépassée. Le peuple réclame le départ de Mouammar Kadhafi et de ses fils », a déclaré le chef du Conseil national de transition (CNT), Moustapha Abdeljalil, lors d'une conférence de presse après une rencontre avec les médiateurs africains. « Toute initiative ne tenant pas compte de cette demande n'est pas digne de considération (...). Kadhafi et ses fils doivent partir immédiatement s'ils veulent avoir la vie sauve », a-t-il insisté. En réponse, Seif al-Islam, le fils de Kadhafi, a prévenu que « parler du départ » du dirigeant libyen était « vraiment ridicule », lors d'une interview accordée à la télévision BFMTV.
Dans l'après-midi, le CNT a reçu une délégation de présidents africains mandatés par l'UA pour plaider en faveur d'un cessez-le-feu dans le cadre d'une feuille de route. Cette feuille de route prévoyait la cessation immédiate des hostilités, un acheminement de l'aide humanitaire et le lancement d'un dialogue en vue d'une transition, mais pas le départ immédiat du colonel au pouvoir depuis plus de 40 ans et confronté depuis mi-février à une rébellion. Les présidents africains - Amadou Toumani Touré (Mali), Mohammad Ould Abdel Aziz (Mauritanie), Denis Sassou Nguesso (Congo) et le ministre ougandais des Affaires étrangères, Henry Oryem Okello - accueillis à Benghazi par des milliers de personnes scandant « Va-t'en Kadhafi », ont quitté leur hôtel hier. Ils étaient attendus en soirée à Alger.
Dimanche, ils avaient rencontré à Tripoli le colonel Kadhafi dans sa résidence de Bab el-Aziziya. « La délégation du frère leader a accepté la feuille de route », avait annoncé dans la soirée le président sud-africain Jacob Zuma, qui avait mené la délégation avant de quitter le pays dimanche.
L'Union européenne a apporté son soutien aux « efforts de l'UA en vue de trouver une solution politique ». Mettant en garde contre le risque de voir une crise prolongée faire le lit d'el-Qaëda, l'OTAN s'est aussi dit ouverte à un cessez-le-feu qui débouche vite sur des réformes politiques. Mais cet éventuel cessez-le-feu devra être « crédible et vérifiable », a déclaré le secrétaire général de l'Alliance, Anders Fogh Rasmussen, rappelant que Tripoli avait déjà annoncé plusieurs cessez-le-feu sans les respecter.
Les ministres de la Défense britannique, français et italien se rencontreront par ailleurs ce soir à Rome pour examiner les moyens d'accentuer la pression militaire sur le colonel Kadhafi, a déclaré hier à Londres le chef de la diplomatie italienne, Franco Frattini.
Sur le terrain, les rebelles ont repris hier la ville d'Ajdabiya, nœud de communications à 160 km au sud de Benghazi, au terme de violents combats qui ont fait au moins une cinquantaine de morts, principalement des membres des forces gouvernementales tués par des frappes de l'OTAN. Les rebelles ont annoncé avoir enterré près d'Ajdabiya 35 combattants pro-Kadhafi.
L'OTAN, qui avait qualifié dimanche de « désespérée » la situation des civils à Ajdabiya et à Misrata, bastion rebelle dans l'Ouest bombardé depuis des semaines par les pro-Kadhafi, a annoncé avoir détruit depuis samedi 49 chars, 9 véhicules de transport blindés, trois batteries antiaériennes et quatre grands dépôts de munitions, en grande majorité autour de ces deux villes.
(Source : agences)
La rébellion libyenne a rejeté hier à Benghazi le cessez-le-feu proposé par l'Union africaine (UA), « l'initiative qui a été présentée aujourd'hui est dépassée. Le peuple réclame le départ de Mouammar Kadhafi et de ses fils », a déclaré le chef du Conseil national de transition (CNT), Moustapha Abdeljalil, lors d'une conférence de presse après une rencontre avec les médiateurs africains. « Toute initiative ne tenant pas compte de cette demande n'est pas digne de considération (...). Kadhafi et ses fils doivent partir immédiatement s'ils veulent avoir la vie sauve », a-t-il insisté. En réponse, Seif al-Islam, le fils de Kadhafi, a prévenu que « parler du départ » du dirigeant libyen était « vraiment ridicule », lors d'une interview accordée à la télévision BFMTV.Dans l'après-midi, le CNT a...
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