Le représentant du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU, Carlos Geha, a réaffirmé la nécessité de couloirs humanitaires afin que les populations soient secourues. /
Il a réaffirmé la nécessité de "couloirs humanitaires" afin que les populations soient secourues, car "ce ne sont pas les médicaments ou l'aide matérielle qui manquent mais les moyens de les faire parvenir à ceux qui en ont besoin".
Mais la Mission des Nations en Côte d'ivoire (Onuci) et la force française Licorne "sont débordées" et "plusieurs de nos demandes pour des escortes de convois humanitaires n'ont pas eu de réponses", a encore affirmé M. Geha.
"Les habitants qui sortent dans les rues à leurs risques et périls, n'ont pas accès aux soins, les magasins ont été pillés et incendiés, des gens armés sont présents", a-t-il ajouté.
"D'autres quartiers comme la Zone 4 (sud) connaissent une petite accalmie malgré la présence de gangs non armés qui rackettent les habitants en les menaçant de pillage", selon le représentant d'Ocha.
Des milliers de personnes vivent dans des conditions précaires dans des hôpitaux, des écoles ou d'autres lieux publics sans aide, a-t-il rappelé en soulignant que les services publics comme l'eau ou l'électricité n'ont pas été rétablis dans de nombreux secteurs de la ville.
Dans l'Ouest, 28 000 personnes sont toujours réfugiées dans des deux missions catholique et protestante à Duékoué et "les besoins sont énormes", a ajouté M. Geha, regrettant là encore l'absence de couloirs humanitaires et l'absence d'escortes pour les convois "car tout ne peut se faire par les airs", a-t-il dit.


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