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Économie - Liban - Conférence

Salamé : Le secteur bancaire libanais n’est pas dans le collimateur des États-Unis

Le développement des relations économiques et commerciales entre le Liban et l'Arabie saoudite a été au cœur du sixième forum libano-saoudien. Par ailleurs, le gouverneur de la Banque du Liban (BDL), Riad Salamé, a assuré au cours de la conférence que le secteur bancaire libanais
n'était pas visé par les États-Unis.

Le forum libano-saoudien a été l’occasion pour les participants d’insister sur la nécessité de consolider les relations économiques entre les deux pays. Photo an-Nahar/Ibrahim Tawil

Le sixième forum libano-saoudien a entamé ses travaux hier à Beyrouth, en présence de plusieurs représentants des secteurs public et privé des deux pays.
À cette occasion, le gouverneur de la Banque du Liban, Riad Salamé, a cherché à rassurer l'opinion publique, en qualifiant d'inexactes les rumeurs sur l'implication d'autres banques libanaises dans des activités de blanchiment d'argent. « L'affaire de la Lebanese Canadian Bank (LCB) est aujourd'hui réglée suite à la fusion qui a eu lieu », a affirmé M. Salamé.
À cet égard, il a souligné que les efforts pour limiter les répercussions de l'affaire de la LCB sur la confiance des déposants ont été fructueux du fait que les dépôts ont augmenté de 1,5 % au cours du seul mois de février, compensant ainsi partiellement la baisse enregistrée au cours du mois de janvier. « Les dépôts devraient croître de 7 % en 2011 », a indiqué M. Salamé. Concernant la balance des paiements, le gouverneur de la BDL a affirmé qu'elle a affiché un excédent de 98 millions de dollars au cours du mois de février. Quant à l'inflation, M. Salamé a affirmé qu'elle s'est élevée à 4,5 % au cours des deux premiers mois de l'année et qu'elle devrait atteindre 5 % sur l'ensemble de l'année 2011, en raison notamment de la hausse des prix des matières premières. « Pour ce qui est de la croissance, il faudra attendre que 5 à 6 mois de l'année se soient écoulés avant de faire des prévisions, vu que de nombreux retournements politiques peuvent survenir d'ici là », a-t-il ajouté. M. Salamé a ainsi réitéré l'importance de la stabilité politique pour le bon fonctionnement de l'économie.
Il a en outre affirmé que la baisse des taux d'intérêt bancaires ces dernières années était le résultat de la confiance engendrée après avoir évité les effets de la crise financière internationale. « Cette baisse est très importante vu qu'elle permet de réduire les frais inhérents au service de la dette », a expliqué le gouverneur de la BDL.

Près d'un tiers des investissements arabes sont saoudiens
Le poids et l'influence sur l'économie libanaise des investissements saoudiens ont longuement été évoqués au cours de cette conférence. Le directeur général de la BLOM Bank, Saad Azhari, a ainsi souligné l'importance de ces investissements au Liban qui ont atteint, entre 1999 et 2009, 5 milliards de dollars, soit 28 % de l'ensemble des investissements arabes et 19 % du total des Investissements directs étrangers (IDE) au Liban.
« Les investissements directs saoudiens s'orientent essentiellement vers trois secteurs : l'immobilier, qui représente 56 % du total des investissements, suivi du secteur bancaire (20 %, ce qui équivaut à près de 1 milliard de dollars ou 10,8 % de l'ensemble du capital des banques libanaises), et du tourisme qui concerne 13 % des investissements directs saoudiens. »
Enfin, le ministre d'État et président de l'Union arabe des Chambres de commerce, Adnane Kassar, a pour sa part souligné l'importance de cette conférence, qui a pour but de consolider les relations économiques entre le Liban et l'Arabie saoudite et d'étudier les possibilités d'investir dans différents secteurs prometteurs comme le commerce, les transports, la banque, l'immobilier, l'éducation, la santé et le tourisme.
Le sixième forum libano-saoudien a entamé ses travaux hier à Beyrouth, en présence de plusieurs représentants des secteurs public et privé des deux pays.À cette occasion, le gouverneur de la Banque du Liban, Riad Salamé, a cherché à rassurer l'opinion publique, en qualifiant d'inexactes les rumeurs sur l'implication d'autres banques libanaises dans des activités de blanchiment d'argent. « L'affaire de la Lebanese Canadian Bank (LCB) est aujourd'hui réglée suite à la fusion qui a eu lieu », a affirmé M. Salamé.À cet égard, il a souligné que les efforts pour limiter les répercussions de l'affaire de la LCB sur la confiance des déposants ont été fructueux du fait que les dépôts ont augmenté de 1,5 % au cours du seul mois de février, compensant ainsi partiellement la baisse enregistrée au cours du mois de...
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