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Économie - Caucase

La Géorgie toujours en quête d’investissements étrangers

Les IDE ont reculé de 16 % en 2010, après une chute de 59 % en 2009.
Des immeubles ultramodernes ont beau être construits dans la capitale, Tbilissi, la Géorgie manque cruellement d'investissements, vingt ans après l'indépendance et huit après la révolution de la rose qui a ouvert les portes de ce pays du Caucase aux Occidentaux.
Bientôt, un nouveau bâtiment va être érigé sur la place centrale de Tbilissi, le milliardaire américain Donald Trump ayant récemment signé un accord pour y construire une de ses fameuses tours, ainsi qu'une autre dans la station balnéaire de Batoumi, sur les rives de la mer Noire.
Un accord de bon augure pour cette ex-république soviétique qui lutte pour attirer de nouveau les investisseurs étrangers, ceux-ci ayant fui massivement le pays il y a trois ans en raison de la crise mondiale et de la courte guerre contre la Russie en août 2008.
Les investissements directs étrangers (IDE) ont reculé de 16 % en 2010, à 553 millions de dollars (397 millions d'euros), après une chute de 59 % en 2009, selon des chiffres publiés récemment par le service des statistiques géorgien.
« Les investisseurs voient des risques ici, et l'invasion russe a nui à l'image de la Géorgie comme un endroit attractif pour les investissements », explique Giorgi Gaganidze, économiste de l'université de Tbilissi. « Nous avions une bonne croissance économique avant la guerre, donc nous devons montrer qu'il n'y a pas de risque de nouveau conflit et inspirer la confiance aux investisseurs », poursuit-il.
À cheval entre l'Europe et l'Asie, la Géorgie peut servir de porte d'entrée pour les compagnies étrangères vers la mer Caspienne, riche en hydrocarbures, et les marchés d'Asie centrale, plaide Fady Asly, président de la Chambre internationale de commerce à Tbilissi.
Le président géorgien, Mikheïl Saakachvili, assure qu'il veut transformer ce pays pauvre, à l'histoire récente troublée, en un nouveau Singapour. Les agences de notation financières ont récemment estimé que les risques politiques s'étaient atténués dans cette petite république. De son côté, la Banque mondiale a salué la volonté de son administration pro-occidentale de libéraliser les affaires et de lutter contre la corruption institutionnelle.
« Nous avons éliminé toutes les lois et tous les règlements sur le business, embauché des gens formés à l'occidentale et mis fin à la corruption », assure le ministre de l'Économie Vera Kobalia.
Les détracteurs des autorités les accusent cependant d'accorder en priorité les contrats aux entreprises liées au gouvernement et de rançonner les petites entreprises pour accroître les revenus de l'État.
Ils signalent aussi le procès controversé de deux hommes d'affaires israéliens accusés d'avoir corrompu un vice-ministre. Les hommes d'affaires affirment qu'ils ont été piégés et dénoncent les risques des investissements en Géorgie.
La Géorgie pourrait être un « paradis » pour les investisseurs étrangers « mais vu qu'il n'y a pas de système judiciaire ou de marché indépendant, ils risquent d'avoir des problèmes », a déclaré Tina Khidasheli, chef du Parti républicain.
Les autorités ont organisé une vaste campagne de communication, avec des clips destinés à être diffusés sur des chaînes internationales comme CNN, appelant à investir dans le secteur hydro-électrique, le tourisme ou encore l'agriculture.
Elles ont aussi lancé un projet singulier encourageant les fermiers blancs d'Afrique du Sud expropriés à s'installer en Géorgie pour apporter leur expérience et permettre de créer de nouveaux emplois dans le secteur agricole.

(Source AFP)
Des immeubles ultramodernes ont beau être construits dans la capitale, Tbilissi, la Géorgie manque cruellement d'investissements, vingt ans après l'indépendance et huit après la révolution de la rose qui a ouvert les portes de ce pays du Caucase aux Occidentaux.Bientôt, un nouveau bâtiment va être érigé sur la place centrale de Tbilissi, le milliardaire américain Donald Trump ayant récemment signé un accord pour y construire une de ses fameuses tours, ainsi qu'une autre dans la station balnéaire de Batoumi, sur les rives de la mer Noire.Un accord de bon augure pour cette ex-république soviétique qui lutte pour attirer de nouveau les investisseurs étrangers, ceux-ci ayant fui massivement le pays il y a trois ans en raison de la crise mondiale et de la courte guerre contre la Russie en août 2008.Les investissements...
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