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Moyen Orient et Monde - France

Cantonales : la gauche en tête, montée de l’extrême droite

Une abstention record, supérieure à 55 %, pour le second tour.
La gauche s'est nettement imposée hier au second tour des élections locales en France, marquées par un nouvel échec de la droite au pouvoir et par la confirmation de l'installation de l'extrême droite dans le paysage politique, à un an de la présidentielle. Le Parti socialiste (PS) a recueilli 36 % des voix au second tour des cantonales (élections au niveau des départements), devant l'UMP du président Nicolas Sarkozy avec 18,89 %, tandis que le Front national (FN, extrême droite), présent dans un quart des cantons à pourvoir, a obtenu 11 %, selon les estimations du ministère de l'Intérieur.
Comme dimanche dernier, le scrutin a été marqué par une abstention record pour ce type d'élection, supérieure à 55 % selon l'institut de sondage Ipsos.
« Les Français ont ouvert la voie du changement, nous allons nous y engouffrer », a promis la patronne du Parti socialiste, Martine Aubry, annonçant que le PS allait présenter le 5 avril son projet politique, notamment en vue de la présidentielle de 2012.
Le Front national, qui voulait faire une entrée fracassante dans certains conseils généraux, n'a pas réussi à obtenir un nombre important d'élus dans cette élection au scrutin majoritaire, mais il a confirmé son implantation à travers le pays. « Il faudra compter avec le FN dans les premières places aux prochaines élections, présidentielle et législatives. La recomposition de la vie politique en France est en cours », s'est réjouie la dirigeante du FN, Marine Le Pen, qui estime avoir réussi son pari, transformant le vote protestataire pour l'extrême droite en « vote d'adhésion ». Sa réussite dimanche dernier (15 % des voix) avait mis à mal l'UMP, divisée sur l'attitude à adopter. Alors que quelque 200 duels opposaient FN et PS, la consigne « Ni Front national ni front républicain » avec la gauche, élaborée de concert par Nicolas Sarkozy et la direction de l'UMP, a provoqué le trouble et une césure avec les centristes, partisans d'un vote en faveur de la gauche pour faire barrage à l'extrême droite.
Victime de l'impopularité de Nicolas Sarkozy, la droite est restée discrète au soir de cette déroute, survenant après des défaites aux élections européennes de 2009 et aux régionales de 2010. Le patron de l'UMP, Jean-François Copé, a avoué que la majorité était « un petit peu déçue », tout en estimant que le PS était « très loin » des résultats qu'il escomptait.
(Source : AFP)
La gauche s'est nettement imposée hier au second tour des élections locales en France, marquées par un nouvel échec de la droite au pouvoir et par la confirmation de l'installation de l'extrême droite dans le paysage politique, à un an de la présidentielle. Le Parti socialiste (PS) a recueilli 36 % des voix au second tour des cantonales (élections au niveau des départements), devant l'UMP du président Nicolas Sarkozy avec 18,89 %, tandis que le Front national (FN, extrême droite), présent dans un quart des cantons à pourvoir, a obtenu 11 %, selon les estimations du ministère de l'Intérieur.Comme dimanche dernier, le scrutin a été marqué par une abstention record pour ce type d'élection, supérieure à 55 % selon l'institut de sondage Ipsos.« Les Français ont ouvert la voie du changement, nous allons nous y...
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