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Moyen Orient et Monde - Moyen-Orient

La France juge la révolte « irrépressible »

La France a mis en garde hier tous les régimes arabes, y compris l'Arabie saoudite et la Syrie, sur leur obligation, sauf à se démettre, de conduire des réformes pour répondre à la revendication de liberté de leurs peuples. Citant le Yémen, la Syrie, Bahreïn et l'Arabie saoudite, le chef de la diplomatie française, Alain Juppé, a estimé que le mouvement de révoltes arabes s'imposerait à terme partout. « Je pense que ce mouvement (sera) irrépressible. Il y aura sans doute des dictatures qui essayeront de se maintenir, elles ne résisteront pas sur la durée. Ce mouvement s'imposera partout avec le temps, et j'espère avec le moins de temps possible », a-t-il déclaré. « Partout, l'aspiration des peuples à la liberté et à la démocratie doit être respectée, partout la violence doit être bannie. Nous condamnons l'utilisation de cette violence et nous appelons au dialogue où que ce soit, à Bahreïn, au Yémen, en Syrie, je ne vais pas faire la liste des pays dans lesquels cette vague de liberté se soulève. C'est une chance formidable, c'est un événement majeur et historique, il ne faut pas en avoir peur », a-t-il estimé. Interrogé pour savoir si l'exemple de la Libye avait valeur d'avertissement pour d'autres dictateurs dans le monde, Alain Juppé a répondu par l'affirmative : « Ce sera un signal. » « Le métier de dictateur est désormais devenu un métier à hauts risques », a-t-il répété, en référence à la possibilité désormais ouverte de saisir la Cour pénale internationale (CPI). Interrogé sur l'Arabie saoudite, Alain Juppé a répondu que son analyse s'appliquait « à tous les pays de la région » du Moyen-Orient.

La position israélienne
De son côté, le ministre israélien des Affaires étrangères a déclaré hier que l'Iran et la Syrie représentent une pire menace que la Libye et les pays occidentaux devraient être aussi fermes envers ces deux pays qu'à l'encontre du régime de Mouammar Kadhafi. « Les principes et les actions appliqués (par l'Occident) à la Libye, j'aimerais voir les mêmes concernant les régimes iranien et syrien », a dit Avigdor Lieberman après une rencontre à Paris avec M. Juppé.
Pour sa part, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a agité la menace iranienne lors d'une visite à Moscou pour tenter de persuader les dirigeants russes d'abandonner toute indulgence à l'égard de régimes comme ceux de Téhéran ou de Damas. « Il y a un danger pour Israël, la Russie et le monde moderne de voir l'émergence de régimes radicaux, de régimes islamistes radicaux qui nous menacent », a déclaré M. Netanyahu à M. Medvedev. « Il y a déjà un régime comme ça, c'est l'Iran qui menace de torpiller toutes les tentatives de paix », a-t-il affirmé. « Il est de notre intérêt de stopper ce mal et de promouvoir le bien », a-t-il ajouté. Outre la question du programme nucléaire iranien, celle des ventes d'armes russes dans la région, notamment la livraison prévue de missiles de croisière à la Syrie, devait aussi figurer sur l'agenda de la partie israélienne.
Enfin, le ministre israélien de la Défense Ehud Barak a estimé hier que les révoltes dans les pays arabes étaient un « phénomène extrêmement positif » à « long terme ». « Historiquement parlant, c'est un phénomène émouvant, exaltant » et « encourageant pour l'avenir du peuple arabe, pour la nouvelle génération dans le monde arabe », a ajouté le ministre israélien.
(Source : agences)

La France a mis en garde hier tous les régimes arabes, y compris l'Arabie saoudite et la Syrie, sur leur obligation, sauf à se démettre, de conduire des réformes pour répondre à la revendication de liberté de leurs peuples. Citant le Yémen, la Syrie, Bahreïn et l'Arabie saoudite, le chef de la diplomatie française, Alain Juppé, a estimé que le mouvement de révoltes arabes s'imposerait à terme partout. « Je pense que ce mouvement (sera) irrépressible. Il y aura sans doute des dictatures qui essayeront de se maintenir, elles ne résisteront pas sur la durée. Ce mouvement s'imposera partout avec le temps, et j'espère avec le moins de temps possible », a-t-il déclaré. « Partout, l'aspiration des peuples à la liberté et à la démocratie doit être respectée, partout la violence doit être bannie. Nous condamnons...
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