Le yen a atteint un niveau record face au dollar, du jamais-vu depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. STR Tokyo / AFP
Dans le même temps à Wall Street, le Dow Jones prenait 1,25 % vers 17h00 GMT, et le Nasdaq 1,38 %.
« Les actions rebondissent (...), les investisseurs se ressaisissant après plusieurs jours où ils ont vendu sans relâche », commente David Morrison, de GFT Global.
Les investisseurs aux États-Unis et en Europe semblaient reprendre un peu confiance six jours après le séisme et le tsunami, le Japon luttant par tous les moyens pour tenter de refroidir les réacteurs de la centrale de Fukushima, même si les conséquences de ces opérations sont encore incertaines.
Le marché pouvait également compter sur l'annonce d'une réunion des ministres des Finances du G7 pour évoquer la situation au Japon.
Pourtant, « la volatilité devrait rester à l'ordre du jour pour un moment, le marché réagissant à chaque nouvelle importante en provenance du Japon », prévient Atif Latif de Guardian Stockbrokers.
Les investisseurs ont néanmoins pu trouver un autre facteur de soutien dans les indicateurs économiques publiés hier aux États-Unis, à l'instar de la baisse des nouvelles inscriptions au chômage aux États-Unis, qui s'est confirmée du 6 au 13 mars, avec 385 000 demandes déposées. Plus tôt, l'indice Nikkei de la Bourse de Tokyo avait fini en baisse (-1,44 %), après avoir repris des couleurs mercredi (+5,68 %) portées par des achats opportunistes.
Le marché japonais se relevait à peine de son plongeon du début de semaine en raison des inquiétudes face à l'accident à la centrale nucléaire de Fukushima, consécutif au séisme et au tsunami de vendredi, entraînant alors dans son sillage les Bourses régionales.
Le repli d'hier à Tokyo est toutefois un moindre mal étant donné les deux journées noires de lundi et mardi, l'indice Nikkei ayant subi des pertes cumulées de 16 %.
Les autres places d'Asie ont subi le même sort, Hong Kong cédant 1,83 %, Shanghai 1,14 %, Taipei 0,50 % et Manille a abandonné 1,57 %.
Sydney, longtemps en baisse, a terminé à l'équilibre perdant 2,9 points à 4 555,3 points, tout comme Séoul.
De son côté, le yen évoluait toujours à des niveaux historiquement hauts face au dollar, après avoir atteint un nouveau record depuis la Seconde Guerre mondiale dans les échanges asiatiques, le billet vert ne valant plus que 76,52 yens mercredi à 21h21 GMT, une flambée que le gouvernement japonais a attribuée à des mouvements spéculatifs.
Vers 16h40 GMT hier, le dollar cotait 78,88 yens.
Le précédent record depuis la guerre datait d'avril 1995, lorsque le dollar avait chuté à 79,75 yens.
La Banque du Japon (BoJ) a annoncé avoir injecté 6 000 milliards de yens (54 milliards d'euros) hier sur le marché monétaire, en deux opérations, pour soutenir l'économie, portant à 34 000 milliards de yens (309 milliards d'euros) son apport total depuis lundi.
L'institut d'émission a d'abord procédé à une première injection de 5 000 milliards en début de matinée, suivie d'une seconde, de 1 000 milliards de yens, à la mi-journée.


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