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Moyen Orient et Monde - Côte D’Ivoire

Attaque repoussée dans l’Ouest, Ouattara appelle Gbagbo à partir

Des « rebelles » ont attaqué hier, sans succès, la ville de Duékoué, important carrefour stratégique dans l'Ouest de la Côte d'Ivoire. Duékoué a été réveillée par les tirs. « Nous avons été attaqués par un groupe de rebelles. Nous avons pu les repousser », a déclaré une source militaire du camp Gbagbo sous le couvert de l'anonymat, désignant les Forces nouvelles (FN), ex-rebelles alliés au président reconnu par la communauté internationale Alassane Ouattara. « Ils ont attaqué avec des armes lourdes, des lance-roquettes mais la situation est calme en ce moment », a ajouté ce responsable. Les FN ont cependant assuré ne pas être « concernées par cette attaque ». Les tirs avaient éclaté peu avant l'aube, selon des habitants de cette ville située à une quarantaine de km au sud de l'ex-ligne de front divisant le pays depuis 2002 en un Nord FN et un Sud resté sous le contrôle du camp Gbagbo.
La capitale économique Abidjan s'enfonçait quant à elle dans les violences, Un imam a été tué dans le secteur Port-Bouët 2, une enclave pro-Ouattara dans le quartier de Yopougon (Ouest), bastion de M. Gbagbo. Selon un responsable musulman, il aurait été tué par une balle perdue, mais pour un autre il a été délibérément visé. En outre, dans la nuit de mardi à mercredi, « 18 personnes, dont trois femmes et un bébé », ont été « blessées » par une grenade lancée par des individus non identifiés à Attécoubé (quartier du centre d'Abidjan) et ont été admises dans la clinique de l'Onuci, selon la force onusienne. « Une autre personne qui se trouvait sur le lieu de l'incident est décédée », précise-t-elle. La mission de l'ONU en Côte d'Ivoire (Onuci) a appelé à « mettre un terme immédiatement » à cette « escalade ».
Près de 400 personnes ont été tuées, selon l'ONU, depuis le début de la crise née de la présidentielle de novembre, qui devait pourtant sortir le pays d'une décennie de crise politico-militaire.
Alassane Ouattara a appelé mardi soir son rival à saisir sa « dernière chance » pour une « sortie de crise pacifique et honorable ». Pour lui, « il est temps » que M. Gbagbo, qui refuse de céder le pouvoir, « accepte de se conformer à la volonté des Ivoiriens et de l'Union africaine », qui a reconnu la semaine dernière la victoire de M. Ouattara à la présidentielle.
(Source : AFP)
Des « rebelles » ont attaqué hier, sans succès, la ville de Duékoué, important carrefour stratégique dans l'Ouest de la Côte d'Ivoire. Duékoué a été réveillée par les tirs. « Nous avons été attaqués par un groupe de rebelles. Nous avons pu les repousser », a déclaré une source militaire du camp Gbagbo sous le couvert de l'anonymat, désignant les Forces nouvelles (FN), ex-rebelles alliés au président reconnu par la communauté internationale Alassane Ouattara. « Ils ont attaqué avec des armes lourdes, des lance-roquettes mais la situation est calme en ce moment », a ajouté ce responsable. Les FN ont cependant assuré ne pas être « concernées par cette attaque ». Les tirs avaient éclaté peu avant l'aube, selon des habitants de cette ville située à une quarantaine de km au sud de l'ex-ligne de...
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