Abidjan : le camp Ouattara dénonce des "tueries aveugles" des pro-Gbagbo
Le camp du président ivoirien reconnu par la communauté internationale Alassane Ouattara a accusé samedi de "tueries aveugles" les militaires fidèles au chef d'État sortant Laurent Gbagbo dans le quartier d'Abobo, à Abidjan, où ils combattent des insurgés.
OLJ /
le 13 mars 2011 à 00h12
Les militaires pro-Gbago ont lancé samedi une grande offensive dans le quartier d'Abobo, fief de M. Ouattara et commune la plus peuplée d'Abidjan avec 1,5 million d'habitants./
Le camp Gbagbo est "dans sa logique de tueries aveugles" car "ils sont acculés, le dos au mur. Il ne leur reste que le spectre de la guerre civile, de susciter la terreur", a affirmé à l'AFP Patrick Achi, porte-parole du gouvernement Ouattara. "À un kilomètre de distance d'Abobo, ils tirent des obus, à l'aveugle, qui tombent sur des maisons de civils. La majorité des tués sont des civils innocents, ce ne sont pas des affrontements militaires contre militaires", a-t-il ajouté. Les militaires pro-Gbago ont lancé samedi une grande offensive dans le quartier d'Abobo, fief de M. Ouattara et commune la plus peuplée d'Abidjan avec 1,5 million d'habitants. L'opération se poursuivait en fin d'après-midi, selon des habitants. Selon M. Achi, "c'est l'offensive du désespoir, c'est insensé. On a l'impression qu'ils veulent faire payer la population. S'ils veulent lancer une offensive, qu'ils aillent à Bouaké (centre du pays) attaquer les Forces nouvelles (FN, ex-rébellion)", alliées de M. Ouattara. Deuxième ville du pays, Bouaké est le fief des FN, qui contrôlent le nord du pays depuis 2002. À Abobo, des insurgés baptisés "commando invisible" ont pris ces dernières semaines le contrôle de larges zones de ce quartier aux allures de ville, devenu l'épicentre de la crise post-électorale, qui a fait près de 400 morts dans le pays selon l'ONU.
Le camp Gbagbo est "dans sa logique de tueries aveugles" car "ils sont acculés, le dos au mur. Il ne leur reste que le spectre de la guerre civile, de susciter la terreur", a affirmé à l'AFP Patrick Achi, porte-parole du gouvernement Ouattara."À un kilomètre de distance d'Abobo, ils tirent des obus, à l'aveugle, qui tombent sur des maisons de civils. La majorité des tués sont des civils innocents, ce ne sont pas des affrontements militaires contre militaires", a-t-il ajouté.Les militaires pro-Gbago ont lancé samedi une grande offensive dans le quartier d'Abobo, fief de M. Ouattara et commune la plus peuplée d'Abidjan avec 1,5 million d'habitants. L'opération se poursuivait en fin d'après-midi, selon des habitants.Selon M. Achi, "c'est l'offensive du désespoir, c'est insensé. On a l'impression qu'ils veulent faire payer la...
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