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Moyen Orient et Monde - Yémen

Saleh offre d’abandonner ses pouvoirs exécutifs avant la fin de l’année

L'opposition rejette la proposition du président.

Le président yéménite, Ali Abdallah Saleh, a prononcé un discours, hier à Sanaa, devant des milliers de ses partisans. Mohammad Huwais/AFP

Le président yéménite, Ali Abdallah Saleh, a offert hier d'abandonner ses pouvoirs exécutifs avant la fin de l'année. Dans un discours à Sanaa devant des milliers de ses partisans, le président, un allié important des États-Unis dans la lutte contre el-Qaëda, a proposé la rédaction d'une nouvelle Constitution qui devrait être approuvée par référendum d'ici à fin 2011 et établirait une division claire des pouvoirs exécutifs et législatifs. Selon lui, cette Constitution viserait à « instaurer un régime parlementaire, donnant tous les pouvoirs exécutifs à un gouvernement élu par le Parlement fin 2011 ou début 2012 », dans ce pays de 24 millions d'habitants.
Le président, qui a vu ses appuis politiques dans les tribus et au sein de son propre parti se réduire, a assuré qu'il voulait éviter « la sédition ». Dans son offre, le président s'est également engagé à « continuer de protéger » les manifestants, qu'ils soient pour ou contre son régime.
M. Saleh a aussi promis une plus grande décentralisation dans un pays où les Sudistes réclament l'indépendance, voire l'autonomie, alors que des rebelles dans le Nord se plaignent de discrimination.
M. Saleh, dont le mandat s'achève en 2013, a anticipé dans son discours la réponse négative de l'opposition à son initiative. La semaine dernière, il avait lui-même rejeté un plan de sortie de crise proposé par l'opposition prévoyant son départ avant la fin de l'année, et l'opposition avait appelé à intensifier la contestation populaire et à évincer le président.
L'opposition parlementaire a immédiatement rejeté l'initiative du président, la jugeant « dépassée ». « Elle constitue l'acte de décès du régime politique dont les manifestants réclament la fin », a déclaré Mohammad al-Sabri, le porte-parole de l'opposition.
Les jeunes manifestants qui campent devant l'Université à Sanaa ont également rejeté cette offre. « Nous n'accepterons que le départ du président », a affirmé un porte-parole des contestataires au micro. Hier, un millier de médecins en blouse blanche et des dizaines de journalistes sont venus se joindre au sit-in.
Le président, au pouvoir depuis 32 ans dans ce pays pauvre de la péninsule Arabique, est la cible d'une contestation populaire depuis la fin janvier qui a déjà fait une trentaine de tués. Des violences cette semaine ont fait au moins trois morts.
(Source : AFP)
Le président yéménite, Ali Abdallah Saleh, a offert hier d'abandonner ses pouvoirs exécutifs avant la fin de l'année. Dans un discours à Sanaa devant des milliers de ses partisans, le président, un allié important des États-Unis dans la lutte contre el-Qaëda, a proposé la rédaction d'une nouvelle Constitution qui devrait être approuvée par référendum d'ici à fin 2011 et établirait une division claire des pouvoirs exécutifs et législatifs. Selon lui, cette Constitution viserait à « instaurer un régime parlementaire, donnant tous les pouvoirs exécutifs à un gouvernement élu par le Parlement fin 2011 ou début 2012 », dans ce pays de 24 millions d'habitants.Le président, qui a vu ses appuis politiques dans les tribus et au sein de son propre parti se réduire, a assuré qu'il voulait éviter « la...
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