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Nos lecteurs ont la parole

Le pétrole en échange du silence

Nayla Tahan ATTIÉ

Depuis quelques semaines, nous assistons à des révolutions en chaîne dans plusieurs pays arabes dont les systèmes politiques sont tous des dictatures.
L'Occident observe le silence sur ces dictatures arabes en échange de faveurs fastueuses qu'il reçoit. En échange de pétrole aussi.
Nous avons tous assisté à la découverte de liasses de billets d'euros, de dollars et de dinars dans les palaces privés de l'ex-président tunisien Ben Ali.
L'Occident a gardé le silence durant trente ans sur le règne dictatorial de Moubarak en échange de cadeaux haut de gamme.
Malheureusement, lorsque plus de 80 millions d'Égyptiens vivent avec à peine quelques grains de riz, les politiciens occidentaux, eux, profitent de l'argent que les dictateurs entassent en volant leurs peuples.
Mettons cartes sur table.
L'Occident a besoin du monde arabe. En fait, il a besoin des richesses du monde arabe. Les grandes multinationales européennes ne peuvent se passer de contrats professionnels dans cette partie du monde. Pourtant, il y a un hic.
Les pays membres permanents de l'ONU sont les plus grands fabricants d'armes.
Les pays membres permanents de l'ONU sont ceux qui sont intéressés à fomenter des guerres, des révolutions. Pour écouler leurs armes.
Donc, comment fonctionne le monde ? À quelle charte des droits de l'homme doit-on ou peut-on faire confiance ?
Les nouvelles technologies, comme les téléphones portables, les réseaux sociaux, ont leur part de culpabilité positive dans le déroulement des différentes révolutions auxquelles nous assistons dans les pays arabes. L'éducation des jeunes aussi a sa part de responsabilité. Mais rien n'est spontané. Et tout est programmé.
Le monde ne s'est pas réveillé un matin en pensant que Hosni Moubarak est un dictateur, au bout de trente ans de règne. Probablement que l'avenir le dira. Mais de nombreuses stratégies sont en train d'être conçues et d'autres mises en place. Nous nous rendrons compte de leurs conséquences dans quelques années.
Certainement, lorsque le Liban recevait les quelques réfugiés palestiniens en 1948, personne n'aurait pu penser que, cinquante ans plus tard, ces réfugiés seraient de l'ordre de 600 000 et que leur naturalisation ferait partie des cartes jetées sur la table libanaise.
Les révolutions auxquelles nous assistons aujourd'hui auront certainement leurs conséquences, positives pour les uns et négatives sur les autres.

 

 

Nayla Tahan ATTIÉ

 

Depuis quelques semaines, nous assistons à des révolutions en chaîne dans plusieurs pays arabes dont les systèmes politiques sont tous des dictatures.L'Occident observe le silence sur ces dictatures arabes en échange de faveurs fastueuses qu'il reçoit. En échange de pétrole aussi. Nous avons tous assisté à la découverte de liasses de billets d'euros, de dollars et de dinars dans les palaces privés de l'ex-président tunisien Ben Ali. L'Occident a gardé le silence durant trente ans sur le règne dictatorial de Moubarak en échange de cadeaux haut de gamme.Malheureusement, lorsque plus de 80 millions d'Égyptiens vivent avec à peine quelques grains de riz, les politiciens occidentaux, eux, profitent de l'argent que les dictateurs entassent en volant leurs peuples. Mettons cartes sur table. L'Occident a besoin du monde arabe....
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