Une marée humaine réclame le départ du gouvernement de Ghannouchi
Des policiers ont procédé à de nombreuses arrestations, parfois musclées, dans le centre-ville toujours survolé par des hélicoptères.
OLJ /
le 26 février 2011 à 00h26
Des incidents ont conclu hier soir à Tunis la plus importante manifestation depuis la chute du président Ben Ali, où plus de 100 000 personnes ont réclamé le départ du gouvernement de transition. Des rafales d'armes automatiques ont été entendues en début de soirée dans le centre de Tunis, près de l'avenue Bourguiba, alors les manifestants refusaient de se disperser, a constaté l'AFP. Dans un climat chaotique, des soldats et des policiers pourchassaient des manifestants qui leur jetaient des projectiles, au milieu de fortes détonations. Les autorités accusent les manifestants d'avoir attaqué le ministère de l'Intérieur, lançant des pierres contre le bâtiment et endommageant plusieurs voitures. Des policiers ont procédé à de nombreuses arrestations, parfois musclées, alors que le centre-ville était toujours survolé par des hélicoptères. Auparavant, la police avait procédé à des tirs de sommation et de grenades lacrymogènes. Selon un témoin, un jeune homme ans aurait été blessé à la main. Alors que la manifestation battait son plein, le gouvernement transitoire en Tunisie a annoncé hier soir la tenue d'« élections au plus tard mi-juillet », selon un communiqué du Conseil des ministres publié par l'agence officielle TAP. Cette annonce n'a toutefois pas mis fin aux revendications des manifestants, rassemblés suite à des appels relayés sur Facebook, venus affirmer que leur « révolution » qui a fait chuter le régime de Ben Ali « ne sera pas usurpée ». Dans le centre de Tunis, certains ont scandé « Ghannouchi, dégage ! », « Ghannouchi, prends tes chiens et démissionne ! », « Non à la confiscation de la révolution ! ». D'autres, enroulés dans des drapeaux tunisiens, ont brandi des banderoles où l'on pouvait lire : « Ghannouchi, ton insistance montre que tu caches ta mauvaise foi. » « Nous sommes là aujourd'hui pour faire tomber le gouvernement », a lancé Tibini Mohamed, un étudiant de 25 ans.
Des incidents ont conclu hier soir à Tunis la plus importante manifestation depuis la chute du président Ben Ali, où plus de 100 000 personnes ont réclamé le départ du gouvernement de transition. Des rafales d'armes automatiques ont été entendues en début de soirée dans le centre de Tunis, près de l'avenue Bourguiba, alors les manifestants refusaient de se disperser, a constaté l'AFP. Dans un climat chaotique, des soldats et des policiers pourchassaient des manifestants qui leur jetaient des projectiles, au milieu de fortes détonations. Les autorités accusent les manifestants d'avoir attaqué le ministère de l'Intérieur, lançant des pierres contre le bâtiment et endommageant plusieurs voitures. Des policiers ont procédé à de nombreuses arrestations, parfois musclées, alors que le centre-ville était toujours...
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