Sarkozy à Ankara : du coup de colère aux amabilités
OLJ /
le 26 février 2011 à 01h07
La visite de Nicolas Sarkozy en Turquie s'est achevée, hier, par des assauts d'amabilité après un coup de colère du Premier ministre turc. « La Turquie est un acteur absolument incontournable de la scène internationale. De par sa puissance, son histoire et sa géographie, elle peut apporter beaucoup au monde », a déclaré le président français, avant un entretien en tête à tête avec le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan. « Nous avons conscience du rôle de grande locomotive de la France en Europe et nous avons la détermination de renforcer les relations franco-turques », avait pour sa part assuré auparavant le président turc Abdullah Gül devant la presse. Cette visite de quelques heures avait commencé sous de mauvais auspices, M. Erdogan ayant fait un coup de colère, par presse interposée, au sujet du refus de M. Sarkozy de voir la Turquie intégrer l'Europe. « J'ai mis de nombreuses fois en garde M. Sarkozy sur cette question. Nous lui avons dit que son attitude (...) est totalement erronée », avait déclaré M. Erdogan, lors d'une interview à la télévision turque ATV, jeudi soir. Selon le Premier ministre turc, « si les choses continuent comme ça, alors prenez une décision et annoncez : nous ne voulons pas de la Turquie » dans l'Europe, avait-il ajouté, à l'adresse du président français. Dans une interview au journal turc Posta, publiée hier, le président français déclarait notamment : « Je reste convaincu que la Turquie et l'UE doivent entretenir des relations aussi étroites que possible, sans aller jusqu'à l'intégration, qui ne profiterait en réalité ni à la Turquie ni à l'Union Européenne ». M. Sarkozy considère que la Turquie ne fait, géographiquement, pas partie de l'Europe et estime que ce pays devrait former « un partenariat privilégié » avec l'UE. Il n'a cette fois-ci pas utilisé cette expression, préférant déclarer qu'entre une adhésion et une « association » refusée par Ankara, « il faut discuter pour trouver les voies d'un compromis ». (Source : AFP)
La visite de Nicolas Sarkozy en Turquie s'est achevée, hier, par des assauts d'amabilité après un coup de colère du Premier ministre turc. « La Turquie est un acteur absolument incontournable de la scène internationale. De par sa puissance, son histoire et sa géographie, elle peut apporter beaucoup au monde », a déclaré le président français, avant un entretien en tête à tête avec le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan. « Nous avons conscience du rôle de grande locomotive de la France en Europe et nous avons la détermination de renforcer les relations franco-turques », avait pour sa part assuré auparavant le président turc Abdullah Gül devant la presse.Cette visite de quelques heures avait commencé sous de mauvais auspices, M. Erdogan ayant fait un coup de colère, par presse interposée, au sujet du...
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