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Moyen Orient et Monde - Éclairage

L’opposition bahreïnie craint la division du pouvoir face à la révolte

Trois ministres auraient été limogés par le roi.
L'opposition à Bahreïn mise sur le prince héritier, jeune et réformateur, Salmane ben Hamad al-Khalifa, pour sortir de la crise. Dans des entretiens avec l'AFP, des responsables de l'opposition ont indiqué souhaiter trouver un accord avec celui qui a été désigné par le roi Hamad ben Issa al-Khalifa pour mener à bien le « dialogue national ». Mais pour Ali al-Assouad, député du Wefaq, principal groupe de l'opposition chiite, « certains », qu'il n'a pas nommés, ne veulent pas que le prince Salmane réussisse. « Cheikh Salmane ben Hamad al-Khalifa est confronté à un grand défi : prouver sa capacité à diriger le pays en sa qualité d'héritier du trône », a-t-il souligné. Selon le chef du bloc parlementaire du Wefaq, Abdel Jalil Khalil Ibrahim, « le prince héritier subit la pression de certains au sein de la famille royale », une dynastie sunnite qui règne depuis plus de 200 ans.
Formé à l'occidentale, le prince héritier, 42 ans, supervise depuis 2001 les affaires économiques de Bahreïn, un archipel de 700 km2 aux moyens limités et qui compte 1,2 million d'habitants, majoritairement chiites.
Pour Ibrahim Charif, un chef de l'opposition de gauche, la désignation du prince héritier est « un bon choix », mais « la famille régnante est divisée sur la manière de gérer les conséquences des derniers événements ». « Sans la présence des représentants de la presse internationale pour couvrir les manifestations à Bahreïn et en l'absence des pressions internationales exercées sur le régime, le clan le plus dur aurait pu avoir le dernier mot », a estimé M. Charif, secrétaire général de l'Alliance nationale démocratique.
Le ministre du cabinet royal, cheikh Khaled ben Ahmad al-Khalifa, est désigné dans les milieux de l'opposition chiite comme « le chef de file de l'aile dure de la famille royale ». En poste depuis l'indépendance de Bahreïn en 1971, l'actuel Premier ministre, cheikh Khalifa ben Salmane al-Khalifa, est également conspué par les protestataires bahreïnis qui exigent son départ.
Pour contenir la révolte dans ce petit royaume du Golfe, le prince a déjà accédé à plusieurs demandes de l'opposition. Il a ordonné le retrait de l'armée et des forces de sécurité du centre de Manama, puis la libération mercredi de dizaines de détenus politiques chiites.
Hier, au douzième jour de la contestation, la chaîne de télévision satellitaire al-Jazira indiquait en soirée, citant un responsable non identifié, que le roi aurait en outre destitué trois ministres tenus responsables de l'aggravation de la crise que connaît le pays. La chaîne arabe basée au Qatar n'a pas fourni de précisions.
Dans la journée, des cortèges de manifestants avaient de nouveau envahi les rues du centre de Manama, à l'appel de religieux chiites, et exigé des réformes politiques. Cette forte mobilisation est intervenue alors que les États-Unis ont renouvelé leur soutien à la monarchie et au dialogue national proposé à l'opposition. Jeudi soir, l'amiral Mike Mullen, chef d'état-major interarmées américain, en tournée dans le Golfe depuis le 20 février, avait rencontré le roi Hamad et le prince Salmane. Le capitaine Kirby, porte-parole militaire, a indiqué que le chef d'état-major interarmées américain avait fait part de son appréciation sur la manière dont la monarchie « conduit les changements qu'elle opère à l'intention de son peuple ».
(Sources : agences)
L'opposition à Bahreïn mise sur le prince héritier, jeune et réformateur, Salmane ben Hamad al-Khalifa, pour sortir de la crise. Dans des entretiens avec l'AFP, des responsables de l'opposition ont indiqué souhaiter trouver un accord avec celui qui a été désigné par le roi Hamad ben Issa al-Khalifa pour mener à bien le « dialogue national ». Mais pour Ali al-Assouad, député du Wefaq, principal groupe de l'opposition chiite, « certains », qu'il n'a pas nommés, ne veulent pas que le prince Salmane réussisse. « Cheikh Salmane ben Hamad al-Khalifa est confronté à un grand défi : prouver sa capacité à diriger le pays en sa qualité d'héritier du trône », a-t-il souligné. Selon le chef du bloc parlementaire du Wefaq, Abdel Jalil Khalil Ibrahim, « le prince héritier subit la pression de certains au sein de...
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