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Moyen Orient et Monde - Yémen

Accrochages entre manifestants et partisans du pouvoir yéménite

Le pouvoir mobilise ses troupes pour une manifestation d'envergure.

Devant l’université de Sanaa, des manifestants détruisent une voiture appartenant à un partisan du régime. Ammar Awad/Reuters

Un millier de protestataires avaient passé leur deuxième nuit consécutive sur une place attenante à l'université de Sanaa, rebaptisée « place de la Libération », sans être inquiétés par les partisans du régime. Mais hier matin, des heurts ont opposé les protestataires, dont le nombre s'est élevé à quelque 4 000, à des partisans du Congrès populaire général (CPG, parti au pouvoir) rassemblés sur une place distante de quelques centaines de mètres. Cinq personnes ont été blessées dans ces heurts au cours desquels les partisans du président Ali Abdallah Saleh ont fait usage de matraques et de poignards, avant que la police n'intervienne pour disperser les deux camps, selon un correspondant de l'AFP sur place.
Des représentants des influentes tribus sont venus dans la journée grossir les rangs des protestataires qui avaient entamé dans la nuit de dimanche à lundi un sit-in devant l'université, réclamant le départ de M. Saleh au pouvoir depuis 32 ans. Les orateurs se sont succédé à la tribune, appelant à la chute du régime mais aussi à « soutenir la révolte des jeunes Libyens contre le tyran Mouammar Kadhafi ».
Le sit-in a été organisé après la décision de l'opposition parlementaire de se joindre à la contestation jusque-là menée essentiellement par des étudiants.
M. Saleh a cependant déclaré qu'il ne partirait « que par les urnes ». Son parti a appelé ses partisans à une manifestation « d'un million de personnes » ce matin, qui devrait se diriger vers la place Sabiine, devant le palais présidentiel à Sanaa.
À Aden, la grande ville du Sud, la police a dispersé lundi soir par des jets de grenades lacrymogènes et des tirs à balles réelles des milliers de manifestants. Pour la première fois depuis une semaine, ces manifestations n'ont cependant pas fait de victimes dans cette ville où 12 personnes ont été tuées dans la dispersion de manifestations depuis le 16 février.
À Taëz, à 270 km au sud-ouest de Sanaa, des milliers d'habitants ont également poursuivi un sit-in dans le centre-ville, exigeant le départ du chef de l'État.

Source : AFP
Un millier de protestataires avaient passé leur deuxième nuit consécutive sur une place attenante à l'université de Sanaa, rebaptisée « place de la Libération », sans être inquiétés par les partisans du régime. Mais hier matin, des heurts ont opposé les protestataires, dont le nombre s'est élevé à quelque 4 000, à des partisans du Congrès populaire général (CPG, parti au pouvoir) rassemblés sur une place distante de quelques centaines de mètres. Cinq personnes ont été blessées dans ces heurts au cours desquels les partisans du président Ali Abdallah Saleh ont fait usage de matraques et de poignards, avant que la police n'intervienne pour disperser les deux camps, selon un correspondant de l'AFP sur place.Des représentants des influentes tribus sont venus dans la journée grossir les rangs des protestataires...
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