En Italie et à l’étranger, des milliers de femmes ont fustigé Berlusconi et la condition féminine dans la « Botte ». Max Rossi/Reuters
Dans la capitale, la piazza del Popolo était noire de monde, avec presque autant d'hommes « amis de la cause » que de femmes et de nombreux enfants. Même si personne n'avançait de chiffre sur la participation, certains parlaient de plus de 50 000 personnes, peut-être 100 000 rassemblées sur cette place emblématique. Les manifestants ont dit vouloir aussi attirer l'attention sur les difficultés de la femme italienne et revendiquer son droit à travailler, à être aidée (crèches, mi-temps) si elle veut des enfants et à ne pas être discriminée. Les organisatrices ont annoncé des « États généraux » pour mars. Des messages de femmes connues et inconnues, de toutes convictions y compris des religieuses, envoyés au blog de l'organisation du rassemblement, ont été lus en tribune. Beaucoup d'hommes ont dit être présents « par solidarité » pour rejeter une « culture diffuse » qui fait des femmes des « objets d'échange sexuel » à la télévision, dans la publicité et en politique.
C'est Palerme qui avait donné le coup d'envoi, le matin, avec 10 000 manifestants. Les organisatrices ont revendiqué 100 000 participants à Turin et Milan, 50 000 à Gênes, 30 000 à Florence, 10 000 à Bari, 9 000 à Venise, 3 000 à Trieste et des milliers à Padoue, Pérouse, etc. À la fin de l'après-midi, l'actrice Angela Finocchiaro a annoncé que « plus d'un million de personnes » avaient manifesté dans le monde entier dans le cadre de cette initiative, chiffre invérifiable de source indépendante. Des manifestations ont en effet eu lieu à l'étranger : des centaines de personnes à Tokyo, Toulouse, Paris ou Lyon. À Bruxelles, un millier de protestataires ont défilé.


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