Les autorités azerbaïdjanaises utilisent souvent une rhétorique belliqueuse, au sujet de cette région séparatiste d'Azerbaïdjan peuplée majoritairement d'Arméniens et dont Bakou a perdu le contrôle à l'issue d'un conflit armé en 1994.
Le président azerbaïdjanais Ilham Aliev a ainsi menacé à plusieurs reprises de recourir à la force afin de ramener le Nagorny Karabakh dans son giron, en cas d'échec des négociations avec l'Arménie. Cette dernière a pour sa part indiqué ne pas craindre de combattre à nouveau l'Azerbaïdjan.
« J'ai répété à de nombreuses reprises, et je le répète encore, que nous sommes opposés à la guerre. Mais cela ne veut pas dire que nous avons peur de combattre », a dit, jeudi, le président arménien Serge Sarkissian dans une interview à la radio russe Echo de Moscou. Il a indiqué qu'il était prêt à « défendre » le Nagorny Karabakh. « Si le Karabakh se retrouvait sous contrôle azerbaïdjanais, même pour une heure, il ne resterait plus un Arménien là-bas », a-t-il affirmé. « Nous devons protéger notre population par tous les moyens », a ajouté le président.
Les accrochages entre forces azerbaïdjanaises et arméniennes dans cette région se sont intensifiés ces derniers mois. Depuis janvier, trois soldats y ont été tués. En 2010, plus de 20 soldats auraient péri.
Rattaché à l'Azerbaïdjan pendant la période soviétique, le Nagorny Karabakh a proclamé son indépendance, non reconnue par la communauté internationale, après une guerre qui a fait 30 000 morts et des centaines de milliers de réfugiés entre 1988 et 1994. Ce territoire est soutenu par l'Arménie.
Un cessez-le-feu a été signé en 1994, mais Bakou et Erevan n'arrivent pas à se mettre d'accord sur le statut de la région qui reste une source de tension dans le Caucase du Sud, une zone stratégique située entre l'Iran, la Russie et la Turquie.


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