Il s'exprimait lors d'un débat au Parlement européen avec le président de l'Union européenne Herman Van Rompuy.
« Ce n'est pas un " pacte de compétitivité ", à mon avis c'est la tentative du gouvernement allemand d'exporter son programme d'austérité dans tous les pays européens », a estimé pour sa part le chef du groupe socialiste, Martin Schulz.
Il a rejeté l'idée, suggérée dans le cadre de ce pacte, de supprimer l'indexation des salaires sur les prix dans les pays où elle existe.
« Si vous enlevez cela, je vous souhaite bon vent. Vous allez ajouter une crise supplémentaire à la crise existante », a-t-il dit.
Le sujet de la coordination économique « doit être abordé, débattu et résolu dans un contexte non pas seulement purement national, purement intergouvernemental, mais communautaire », a jugé pour sa part le président du groupe PPE (droite), Joseph Daul.
France et Allemagne ont proposé vendredi un « pacte », très influencé par Berlin, pour renforcer la discipline et la coordination économiques au sein de la zone euro.
Leur proposition s'appuie notamment sur un document allemand, suggérant que les capitales suivent des objectifs communs concernant les systèmes de retraite ou la politique salariale, budgétaire ou fiscale.
La Commission européenne s'est aussi inquiétée que Français et Allemands veuillent mener ce projet dans un cadre « intergouvernemental », alors qu'une réflexion est déjà engagée au niveau « communautaire », sous son impulsion.
« Même s'il y a certains papiers qui ont circulé, il n'y a aucune suggestion, aucun plan qui a été mis sur la table » vendredi dernier, a rétorqué M. Van Rompuy.
« On part de zéro » et « on proposera ce qui est nécessaire pour aller de l'avant dans la gouvernance économique », a-t-il tenté de rassurer.


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