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Économie - Usa

Le gaz naturel s’attaque à la suprématie du charbon aux États-Unis

La découverte ces dernières années de gigantesques réserves de gaz de schiste a changé la donne.
Le gaz naturel, fort de ses réserves abondantes et des préoccupations environnementales grandissantes aux États-Unis, paraît en passe de détrôner le charbon, de loin la principale source d'énergie du réseau électrique du pays.
Actuellement, le charbon représente près de 50 % de l'alimentation des États-Unis en électricité, contre un peu plus de 20 % pour le gaz naturel.
Mais la découverte ces dernières années de gigantesques réserves de gaz de schiste aux États-Unis a changé la donne. Elles représentent un cinquième des réserves totales du pays qui sont estimées à environ 8 000 milliards de m3 par l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA).
Dans un rapport publié fin janvier, Aneesh Prabu, de l'agence financière Standard and Poor's, estime qu'à long terme, c'est-à-dire après 2015, 35 à 40 gigawatts de la capacité actuelle issue du charbon (320 GW) seront abandonnés, au profit principalement de nouvelles usines fonctionnant au gaz, moins coûteuses et plus performantes.
L'abondance de gaz a fait chuter les prix, qui évoluent actuellement dans une fourchette de 3,5 à 5,5 dollars par MBTU (million d'unités thermales britanniques - 1 MBTU égale 27,6 mètres cubes), bien loin de leurs records à plus de 13 dollars/MBTU en juillet 2008.
Les prix du charbon sont au contraire voués à la hausse, notamment à cause de la prime environnementale et des restrictions d'émissions de carbone. Le gaz naturel est le combustible fossile qui rejette le moins de CO2, deux fois moins que le charbon.
Partant du vieil adage que la meilleure défense, c'est l'attaque, l'industrie du charbon ne se fait pas prier de son côté pour énumérer les défauts du gaz.
« Le gaz naturel a aussi une responsabilité environnementale, comme toute source d'énergie. On commence seulement à voir les problèmes liés à l'extraction et à l'utilisation du gaz », explique Luke Popovich, vice-président de la communication de l'Association américaine de l'industrie minière (NMA).
Principal objet de litige : le processus de fracturation, complexe et coûteux, nécessaire à l'extraction du gaz de schiste en sous-sol et qui menace les réseaux d'eau.
L'État de New York (Nord-Est) a décrété en août 2010 un moratoire de neuf mois sur les forages, le temps d'enquêter sur leur impact.
Et la polémique gagne en visibilité : un documentaire sur la fracturation fait partie des candidats à l'Oscar du meilleur documentaire cette année alors qu'en France, le gouvernement a décidé cette semaine de suspendre les travaux de prospection jusqu'à l'été au moins.
« C'est une part très ordinaire du processus d'extraction dans la production non seulement de gaz mais aussi de pétrole. L'industrie utilise le procédé de fracturation depuis 60 ans pour le pétrole », tempère toutefois Mary Barcella.
Dans son dernier rapport annuel sur les perspectives à 2030 des marchés mondiaux de l'énergie, le géant pétrolier américain ExxonMobil parie lui aussi sur le gaz.
« Le gaz naturel sera la source d'énergie à la croissance la plus forte, dépassant le charbon en tant que deuxième principale source d'énergie dans le monde, faisant office de carburant fiable, peu onéreux et propre pour une grande variété de besoins », indique le rapport.
La popularité du gaz naturel aux États-Unis suscite des vocations. Deux sociétés américaines, Freeport LNG et Cheniere Energy Partners, sont en train de développer des terminaux de liquéfaction pour pouvoir exporter le gaz naturel américain.
Dans son étude, ExxonMobil estime que la demande chinoise en gaz naturel sera six fois supérieure en 2030 à son niveau de 2005.
Le gaz naturel, fort de ses réserves abondantes et des préoccupations environnementales grandissantes aux États-Unis, paraît en passe de détrôner le charbon, de loin la principale source d'énergie du réseau électrique du pays.Actuellement, le charbon représente près de 50 % de l'alimentation des États-Unis en électricité, contre un peu plus de 20 % pour le gaz naturel.Mais la découverte ces dernières années de gigantesques réserves de gaz de schiste aux États-Unis a changé la donne. Elles représentent un cinquième des réserves totales du pays qui sont estimées à environ 8 000 milliards de m3 par l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA).Dans un rapport publié fin janvier, Aneesh Prabu, de l'agence financière Standard and Poor's, estime qu'à long terme, c'est-à-dire après 2015, 35 à 40...
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