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Restos, cafés

Al Dente

Garçon ! La note s’il vous plaît Micheline Zok teste chaque semaine pour vous un restaurant ou café choisis au hasard, au gré des humeurs. Elle vous donne son avis sans complaisance ni compromis en relatant une expérience vécue qui pourrait être la vôtre. Pour que, enfin, le consommateur libanais ait voix au chapitre. Notes de 0 à 5.
05/02/2011
Le restaurant Al Dente est situé rue Abdel Wahab el-Inglizi, au rez-de-chaussée d'un vieil et bel immeuble beyrouthin qui abrite l'hôtel Albergo. Il est présent depuis plus de 20 ans dans le quartier, devenant ainsi une référence, une adresse quasi incontournable. Il est aussi le parrain, de par son âge, des restaurants italiens haut de gamme de la ville.
La relation entre Al Dente et l'hôtel Albergo n'est pas claire, on ne comprend pas si le premier est dépendant ou pas du second. Il reste que le logo « Relais et Châteaux » est présent partout dans le restaurant, du menu aux cartes de visite.
Nous accédons au restaurant à travers un bel escalier qui mène à une petite terrasse. Nous sommes accueillis par un maître d'hôtel qui nous reçoit chaleureusement et nous installe à notre table. L'intérieur est chargé et cossu, savant mélange de touches contemporaines - telles que les nombreux lustres ultramodernes suspendus aux plafonds - et surannées comme la grande armoire-vitrine de vaisselle, verrerie et autres carafes, ou encore les nappes à table. La salle principale est sombre.
Le restaurant semble figé dans le temps, malgré le coup de neuf apporté depuis quelques mois. Le débat s'ouvre à table : on aime ou on n'aime pas les rideaux de couleur noire, beige et argentée, les portes rouge et argent, le moderne dans l'ancien, etc.
Le service est efficace et professionnel. Le serveur est présent mais discret, il connaît bien sa carte, sans plus, et ne semble pas très heureux de faire ce qu'il fait ni d'être là où il est, à ce moment précis en tout cas.
La musique est agréable mais elle se cherche : nous passons de morceaux de jazz classiques à Frank Sinatra sans rater l'incontournable cliché italien Toto Cotugno et son Lasciate mi cantare.
La carte semble changer selon les saisons. Celle que nous essayons, la « carte Hiver-Printemps 2011 », est riche et variée. Elle comprend une dizaine de genres de pâtes « al dente » bien sûr, des risottos et des sections « Carni » et « Pesci » (viandes et poissons). Une grande sélection de « Antipasti » (traduit
« hors-d'œuvre » sur la carte) comprend 12 entrées. Il manque le « classique » carpaccio de bœuf. La bresaola présentée dans une assiette rectangulaire est réussie, malgré un léger surplus d'assaisonnement. Le carpaccio tiède de loup de mer, cuit, est bon, mais il est couvert par de la roquette, des tomates et des olives coupées en fines tranches qui couvrent quelque peu le goût. Les deux risottos, l'un au ragoût de canete crème de parmesan (spécialité de la maison), l'autre aux crevettes parfumées à l'orange, sont délicieux. Il faut également goûter une autre spécialité du chef, l'excellent « Capellini con asparagi e crema aromatizzata al tartufo bianco » (capellini d'asperges, crème assaisonnée à la truffe blanche). Le repas est copieux et les portions sont en général très généreuses.
L'addition arrive, les prix sont plutôt élevés, mais le rapport qualité/prix est très bon. Une adresse hors du temps et des tendances. Un classique et une valeur sûre. À recommander.

E-mail : michelinezok@hotmail.com

Adresse        Rue Abdel Wahab el-Inglizi, Achrafieh
Capacité    120 personnes
Prix moyen    130 000 LL

Qualité de la nourriture    ****
Rapport qualité/prix    ***
Ambiance    ***


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