L'entretien du souverain avec la délégation a été qualifié de « positif » par Zaki Bani Rsheid, membre du comité exécutif du FAI. « Je ne peux pas fournir de détails avant la réunion du parti pour évaluer la situation », a-t-il ajouté, précisant que le FAI publierait un communiqué.
Principale force de l'opposition, le FAI n'appelle pas à un renversement du régime dans le royaume, mais réclame des réformes politiques. Il a appelé à une nouvelle manifestation aujourd'hui, suite à plusieurs autres organisées ces derniers jours.
Le roi a multiplié ces derniers temps des contacts avec notamment d'anciens dirigeants, des militants et des syndicalistes pour écouter les doléances des Jordaniens face à une grogne populaire depuis un mois.
Entre-temps, le Centre national des droits de l'homme (CNDH) a prévenu hier que le « laxisme » du gouvernement dans l'introduction et la mise en œuvre des réformes politiques, économiques et sociales constituait « une grave menace pour la société et l'unité nationale ». « Renforcer les libertés publiques et de la presse ainsi que permettre aux gens de prendre part aux décisions constituent des éléments-clés des réformes », indique le CNDH dans un communiqué.
Le Premier ministre désigné Maarouf Bakhit Bakhit s'est entretenu dans la nuit de mercredi à jeudi avec des responsables du FAI. Les deux parties ont jugé la rencontre « positive ». « Le Premier ministre s'est engagé à donner à l'amendement de la loi électorale la priorité dans le dialogue en cours », a indiqué un membre de l'entourage de M. Bakhit. L'amendement de la loi électorale est une des demandes prioritaires des islamistes qui estiment que son système uninominal est à leur désavantage, ce qui les a poussés à boycotter les élections législatives en novembre dernier.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine