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Moyen Orient et Monde - France

Chirac dit qu’il va « très bien », coupant court aux rumeurs d’alzheimer

L'ancien président français Jacques Chirac, 78 ans, a affirmé hier qu'il se portait « très bien », coupant court aux rumeurs sur son état de santé. Son épouse Bernadette a par ailleurs assuré qu'il ne souffrait pas de la maladie d'Alzheimer et qu'il se rendrait à son procès, prévu du 7 mars au 8 avril.

Jacques Chirac à la sortie de son domicile parisien : « Je me porte très bien. »  Jacques Demarthon/AFP

L'ancien président français Jacques Chirac a déclaré hier qu'il se portait « très bien », son épouse Bernadette assurant qu'il ne souffrait pas de la maladie d'Alzheimer pour couper court aux rumeurs. « Je me porte très bien, je vous remercie. Je vous souhaite de vous porter aussi bien », a déclaré Jacques Chirac, 78 ans, interrogé à la sortie de son domicile parisien par la chaîne BFMTV.
L'ancien président (1995-2007), devenu depuis sa retraite l'un des hommes politiques les plus populaires en France, doit être jugé du 7 mars au 8 avril pour de présumés emplois fictifs à la ville de Paris quand il en était maire, dans les années 1990. Ce monument de la droite française, qui consacre désormais sa retraite au dialogue des cultures, est apparu affaibli lors de ses dernières sorties publiques, le Journal du Dimanche affirmant même que son épouse avait prononcé devant un proche le mot « Alzheimer » à son propos. « C'est un mensonge », a démenti Bernadette Chirac hier matin sur la radio Europe 1, se disant « scandalisée » qu'on lui prête de telles déclarations. « Les médecins lui ont dit qu'il n'a pas la maladie d'Alzheimer. Je les crois », a-t-elle ajouté. « Si mon mari souffrait de cette maladie, je n'hésiterais pas à le dire. »
Le ministre de la Défense Alain Juppé, un proche de l'ancien président, a quant à lui assuré l'avoir trouvé « en grande forme » il y a quelques semaines à Paris.
L'ex-Première dame a concédé que Jacques Chirac, qui avait eu un accident vasculaire cérébral en 2005, n'était « plus exactement ce qu'il a été ». Elle a reconnu que son mari, un homme d'1,90 m à l'appétit et à l'énergie légendaires, avait « des difficultés de marche et d'audition » et « parfois des troubles de la mémoire ». Quant à son procès, « il a toujours dit qu'il voulait être traité comme un justiciable comme un autre. Il a dit qu'il irait à son procès et il le fera », a garanti son épouse.
Au cours d'une audience préparatoire hier matin, le tribunal correctionnel de Paris a confirmé que l'ancien président serait bien jugé lors d'un seul procès réunissant les deux volets de l'affaire, l'un portant sur 21 emplois présumés de complaisance, l'autre sur sept emplois présumés fictifs. C'est à ce moment-là qu'il se prononcera sur une demande formulée par la défense de l'ex-président, susceptible de retarder le procès. Il pourra soit se prononcer le 7 mars, soit renvoyer sa décision à l'issue des débats.
La justice estime que des emplois qui étaient rémunérés par la mairie de Paris ont pu en fait bénéficier au parti de Jacques Chirac, le RPR (droite, ancêtre de l'actuelle UMP).
Dans l'affaire des sept emplois fictifs, plusieurs condamnations avaient été prononcées en 2004. Mais son statut de chef de l'État avait alors empêché que Jacques Chirac soit jugé au même moment.
Redevenu simple citoyen, Jacques Chirac a été renvoyé devant le tribunal pour « détournements de fonds publics » et « abus de confiance ». Il encourt en théorie 10 ans de prison et 150 000 euros d'amende.
Mais la pression s'est considérablement allégée sur lui depuis que la mairie de Paris, seule partie civile dans le dossier, s'est récemment désistée de son action en justice, en passant un accord financier avec l'UMP, qui s'est engagé à rembourser le préjudice causé à la ville. Sur ces 2,2 millions d'euros, l'UMP en paiera les trois quarts, tandis que Jacques Chirac s'acquittera du reste.
Une association de lutte contre la corruption, Anticor, à laquelle se sont joints plusieurs contribuables parisiens, cherche toutefois à obtenir l'annulation de cet accord. L'avocat de Jacques Chirac, Me Jean Veil, a demandé au tribunal de Paris d'attendre la décision du tribunal administratif sur la requête de l'association avant de se prononcer.
L'ancien président français Jacques Chirac a déclaré hier qu'il se portait « très bien », son épouse Bernadette assurant qu'il ne souffrait pas de la maladie d'Alzheimer pour couper court aux rumeurs. « Je me porte très bien, je vous remercie. Je vous souhaite de vous porter aussi bien », a déclaré Jacques Chirac, 78 ans, interrogé à la sortie de son domicile parisien par la chaîne BFMTV.L'ancien président (1995-2007), devenu depuis sa retraite l'un des hommes politiques les plus populaires en France, doit être jugé du 7 mars au 8 avril pour de présumés emplois fictifs à la ville de Paris quand il en était maire, dans les années 1990. Ce monument de la droite française, qui consacre désormais sa retraite au dialogue des cultures, est apparu affaibli lors de ses dernières sorties publiques, le Journal du...
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