La police empêche une manifestation « pour la démocratie »
OLJ /
le 24 janvier 2011 à 01h39
Une manifestation « pour la démocratie » empêchée par la police a fait plusieurs blessés samedi en plein centre d'Alger, 19 selon la police et 42 selon l'opposition. Parmi ces blessés figurent le chef du groupe parlementaire du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) Othmane Amazouz et le chef régional du parti à Bejaia (Est) Reda Boudraa, a indiqué le parti. Le ministère de l'Intérieur a de son côté indiqué que huit policiers ont été blessés dans les heurts. Deux parmi eux sont dans un état grave, a-t-il précisé dans un communiqué publié par l'agence APS. Il y a également eu neuf interpellations « pour voie de fait et certains pour port d'armes prohibées », selon le ministère qui déplore l'usage de « pierres, de chaises et d'objets contendants » contre les forces de l'ordre. Arezki Aïder, député RCD de Tizi Ouzou, principale ville de Kabylie, a été interpellé puis relâché une heure plus tard, selon son parti. Certains manifestants, brandissant des drapeaux algériens mais aussi les couleurs de la Tunisie voisine où la population a mis fin il y a une semaine au régime de Ben Ali, criaient : « État assassin », « Jazaïr Hourra, Jazaïr Democratiya » (« Algérie libre, Algérie démocratique »). « Le fait d'interdire des marches pacifiques encadrées par des partis et la société civile, c'est pousser à une explosion, a déclaré par téléphone à l'AFP le président de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l'homme (Laddh) Mostefa Bouchachi. C'est désolant. » L'ensemble des journaux ont affiché l'évènement en une. Alger en « état de siège et répression », titre le quotidien al-Watan avec une large photo d'un responsable du RCD, la tête ensanglantée, face aux forces de l'ordre. « Alger, zone interdite », la marche « violemment empêchée », insiste pour sa part Le Soir d'Algérie. L'Algérie a vécu début janvier cinq jours d'émeutes contre la vie chère, qui ont fait cinq morts et plus de 800 blessés.
Une manifestation « pour la démocratie » empêchée par la police a fait plusieurs blessés samedi en plein centre d'Alger, 19 selon la police et 42 selon l'opposition. Parmi ces blessés figurent le chef du groupe parlementaire du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) Othmane Amazouz et le chef régional du parti à Bejaia (Est) Reda Boudraa, a indiqué le parti. Le ministère de l'Intérieur a de son côté indiqué que huit policiers ont été blessés dans les heurts. Deux parmi eux sont dans un état grave, a-t-il précisé dans un communiqué publié par l'agence APS. Il y a également eu neuf interpellations « pour voie de fait et certains pour port d'armes prohibées », selon le ministère qui déplore l'usage de « pierres, de chaises et d'objets contendants » contre les forces de l'ordre. Arezki...
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