Un jeune Sud-Soudanais se teint le visage lors d’une célébration marquant la fin du référendum. Jonathan Nackstrand/AFP
« Selon les premières informations concernant les résultats du décompte, il semble pratiquement certain que les résultats soient en faveur d'une sécession », ont soutenu les observateurs américains.
Plus de 3,25 millions des quatre millions d'électeurs inscrits ont voté, un taux de participation supérieur à 80 %, s'est déjà félicitée la commission référendaire. Celle-ci a distillé au compte-gouttes de premiers résultats indiquant une avance écrasante de l'option sécessionniste. Des résultats plus complets pourraient être publiés au cours des prochains jours, alors que les résultats définitifs sont attendus pendant la première moitié de février.
La chef de la mission des observateurs de l'Union européenne, Véronique de Keyser, a aussi souligné hier la qualité du scrutin soudanais qui s'est déroulé du 9 au 15 janvier. « Les termes que nous utilisons ici sont : pacifique et crédible », a-t-elle déclaré lors d'une conférence de presse à Khartoum. « Il y a seulement eu quelques cas isolés d'intimidation » par des responsables gouvernementaux dans les centres de vote, a précisé Mme de Keyser, qui avait dirigé la mission d'observation de l'UE lors des élections soudanaises d'avril.
« Le processus référendaire a été libre, juste et crédible », a aussi jugé hier Yusuf Nzibo, chef de la mission d'observation de l'Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), qui réunit six États d'Afrique de l'Est, dont plusieurs sont voisins du Sud-Soudan. Même son de cloche du côté de la Ligue arabe, qui a souligné un scrutin en phase avec les « normes internationales ».
« Nous sommes heureux que les observateurs internationaux et locaux aient conclu que le référendum était libre, crédible et transparent », s'est félicité Pagan Amum, secrétaire général du Mouvement populaire de libération du Soudan (SPLM), ex-rebelles à la tête du gouvernement semi-autonome du Sud-Soudan.
Les responsables du Nord et du Sud doivent négocier d'ici à juillet, date effective de la sécession du Sud-Soudan, les termes de leur divorce pour le partage des revenus pétroliers, la démarcation de la frontière, différend sur la région disputée d'Abyei, citoyenneté des Sudistes au Nord. « Nous encourageons toutes les parties à continuer d'appeler au calme et à montrer de la retenue, alors que les parties travaillent à l'application de l'accord de paix de 2005 », avait souligné dimanche le président américain Barack Obama.


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