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Moyen Orient et Monde - Violences Contre Les Coptes

L’Égypte dénonce « l’ingérence » du Vatican et rappelle son ambassadeur

Un chrétien tué par balle à bord d'un train au Sud.
Le Caire a rappelé hier pour consultations son ambassadeur au Vatican, reprochant au pape Benoît XVI d'avoir réclamé la protection des chrétiens d'Orient après l'attentat contre une église copte d'Alexandrie, des propos considérés comme une « ingérence inacceptable ». Ce geste de désapprobation fait suite à une déclaration du souverain pontife qui avait souligné lundi l' « urgente nécessité » pour les gouvernements du Moyen-Orient d'adopter, « malgré les difficultés et les menaces, des mesures efficaces pour la protection des minorités religieuses ». Le pape, qui présentait ses vœux au corps diplomatique, s'était aussi déclaré favorable aux démarches en vue d'une « réponse concertée de l'Union européenne afin que les chrétiens soient défendus au Moyen-Orient ».
« L'Égypte ne permettra à aucune partie non égyptienne d'interférer dans ses affaires intérieures sous quelque prétexte que ce soit », a réagi le ministère égyptien des Affaires étrangères dans un communiqué, en ajoutant que « la question copte est spécifiquement une question intérieure égyptienne ».
Le Caire indique que son ministre des Affaires étrangères, Ahmad Aboul Gheit, est déjà intervenu ces derniers jours auprès du Vatican pour récuser « toute démarche » étrangère qui s'appuierait sur l'attentat d'Alexandrie pour « promouvoir ce qu'on appelle la protection des chrétiens du Moyen-Orient ».
Le Vatican de son côté s'est refusé à tout commentaire. « Je n'ai rien à dire », a déclaré le père Federico Lombardi, porte-parole du Saint-Siège, interrogé par l'AFP.
Le pape Benoît XVI a condamné à plusieurs reprises ces derniers jours cet attentat commis dans la nuit du Nouvel An devant une église copte orthodoxe d'Alexandrie (Nord), faisant 21 morts. Le 1er janvier, il avait déjà demandé aux dirigeants du monde de défendre les chrétiens contre les abus et l'intolérance.
Ces propos avaient dès le lendemain été qualifiés « d'ingérence » par le grand imam de l'institution sunnite égyptienne d'al-Azhar, Ahmad al-Tayyeb, ce que le Vatican avait récusé.
Le 4 janvier, la chef de la diplomatie française Michèle Alliot-Marie avait déclaré qu'elle allait demander une réponse concertée des 27 pays de l'UE face aux attentats contre les chrétiens d'Orient. Le président français Nicolas Sarkozy avait dénoncé un peu plus tard un « plan pervers d'épuration religieuse » au Moyen-Orient.
À plusieurs reprises depuis l'attentat, l'Égypte a affirmé que la sécurité de ses citoyens, quelle que soit leur confession, relevait de sa seule souveraineté, et a mobilisé des dizaines de milliers de policiers pour assurer la protection des églises du pays à l'occasion de la Noël orthodoxe, le 7 janvier.
Néanmoins, hier, un chrétien égyptien a été tué par balle et au moins trois autres ont été blessés dans un train qui circulait dans le Sud de l'Égypte, ont annoncé les services de sécurité. De source médicale, on fait état de cinq blessés.
Le Caire a rappelé hier pour consultations son ambassadeur au Vatican, reprochant au pape Benoît XVI d'avoir réclamé la protection des chrétiens d'Orient après l'attentat contre une église copte d'Alexandrie, des propos considérés comme une « ingérence inacceptable ». Ce geste de désapprobation fait suite à une déclaration du souverain pontife qui avait souligné lundi l' « urgente nécessité » pour les gouvernements du Moyen-Orient d'adopter, « malgré les difficultés et les menaces, des mesures efficaces pour la protection des minorités religieuses ». Le pape, qui présentait ses vœux au corps diplomatique, s'était aussi déclaré favorable aux démarches en vue d'une « réponse concertée de l'Union européenne afin que les chrétiens soient défendus au Moyen-Orient ».« L'Égypte ne permettra à...
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