La ministre el-Hassan au cours de sa réunion hier avec le président du Fonds monétaire arabe. Photo Dalati et Nohra
Soulignant que « malgré les tensions, le ministère des Finances a déjà enclenché une séries de réformes socio-économiques », Raya el-Hassan a en outre rappelé les efforts fournis par son ministère en faveur de la consolidation budgétaire, pour inclure entre autres les budgets des institutions dont les bilans ne sont pas compris dans le budget de l'État, comme par exemple les transferts à l'Électricité du Liban (EDL), les dépenses du Conseil du développement et de la reconstruction (CDR), les finances du Haut Comité de secours (HCS), et ceux du Conseil du Sud.
Après s'être réjouie du fait que la conférence de la LEA réunisse « loin des débats politiques stériles des experts économiques qui œuvrent scientifiquement pour une amélioration des finances publiques », la ministre des Finances a passé en revue les principales améliorations dont a fait preuve son ministère. Elle a noté à ce sujet la mise en place des lignes directrices du programme des dépenses d'investissement ainsi que l'amélioration des rapports du budget.
Parallèlement, la grande argentière a mis l'accent sur les réformes juridiques qui concernent les finances publiques, à savoir l'amélioration de la loi de 1963 concernant la gestion du Trésor. La ministre des Finances a souligné l'importance d'adopter une vision macroéconomique en ce qui concerne l'échafaudage du budget, ainsi que l'amélioration du cadre qui vise à concevoir le schéma juridique de la loi de règlement.
Sur un autre plan, Raya el-Hassan a indiqué que le ministère a mis en place plusieurs mesures visant à consolider la transparence, dont certaines en partenariat avec l'Association libanaise pour la transparence ; parmi ces initiatives figure l'élaboration du « budget du citoyen », qui vise à présenter aux citoyens une version simplifiée du budget afin que ces derniers puissent y apporter leurs contributions, a-t-elle rappelé.
Parallèlement, la ministre el-Hassan a dévoilé la volonté de son ministère de lancer des programmes de formation à l'Institut des finances destinés aux fonctionnaires publics afin de renforcer le capital humain au sein des administrations.
Enfin la ministre a souligné l'engagement du gouvernement à réduire la dette publique, en consolidant notamment la synchronisation entre la politique monétaire et la gestion de la dette et en élargissant la base des investisseurs potentiels.
Réunion avec le président de l'Union des banques arabes
Par ailleurs, la ministre des Finances a reçu hier le président de l'Union des banques arabes Adnane Ahmad Youssef avec lequel elle s'est entretenue de la situation des banques libanaises, jugée « excellente » par M. Youssef. « Les banques libanaises sont considérées parmi les meilleures de la région » a-t-il souligné à cette occasion. Adnane Ahmad Youssef, qui est également le président d'al-Baraka Banking Group, spécialisé dans la finance islamique, a rappelé à cette occasion le lancement au premier trimestre de 2011 du projet d'une « mégabanque » islamique d'investissement, d'un capital projeté de 10 milliards de dollars, qui serait la plus grande banque islamique du monde.


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