« Nous pensons que l'économie portugaise sera capable de résoudre, dans le cadre international, ses problèmes de financement », a déclaré le ministre Pedro Silva Pereira, au lendemain de la publication du plan de financement de la République portugaise pour 2011, qui chiffre les besoins nets de l'État à environ 20 milliards d'euros.
« Le gouvernement a toute confiance en l'entité responsable de la gestion du crédit public au Portugal, qui a présenté son plan, mais surtout a confiance en la capacité de l'économie portugaise à affronter l'actuelle situation », a affirmé M. Silva Pereira, lors d'une conférence de presse.
Selon le ministre porte-parole du gouvernement, le Portugal va « faire la preuve qu'il est capable d'atteindre les objectifs ambitieux (qu'il s'est fixés en matière) de contrôle de la situation budgétaire au niveau des finances publiques et à terme au niveau de la dette publique ».
Le gouvernement portugais s'est engagé à ramener le déficit public de 7,3 % du PIB à 4,6 % en 2011, et à revenir dès 2012 sous la barre des 3 % fixés par le pacte de stabilité européen.
En dépit de l'adoption d'un budget d'austérité sans précédent pour l'an prochain, le Portugal n'a toutefois pas réussi à rassurer les marchés, qui restent largement convaincus qu'il devra recourir, comme la Grèce et l'Irlande, à l'aide du FMI et de l'UE.
Hier, l'économiste en chef du FMI Olivier Blanchard a également estimé que d'autres pays européens pouvaient avoir intérêt à se faire aider dans leur combat contre la montée de la dette publique.
Interrogé sur les rumeurs faisant état d'un prochain achat de dette portugaise par la Chine, de l'ordre de 4 à 5 milliards d'euros selon le quotidien portugais Jornal de Negocios, M. Silva Pereira a répondu n'avoir « aucune information à apporter ».


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