La Russie rejette les « pressions » occidentales dans l’affaire Khodorkovski
L'ex-magnat du pétrole attend toujours sa peine.
OLJ /
le 29 décembre 2010 à 00h07
Mikhaïl Khodorkovski (à gauche) et son principal associé Platon Lebedev discutent lors de l’audience d’hier. Tatiana Makeyeva/Reuters
La Russie a jugé hier « inacceptable » la pluie de critiques des États-Unis et de l'Europe contre le procès de l'ex-magnat du pétrole et contestataire du Kremlin Mikhaïl Khodorkovski. La justice russe énonce depuis lundi le jugement dans le deuxième procès de M. Khodorkovski et de son principal associé Platon Lebedev qui ont été reconnus coupables du vol de millions de tonnes de pétrole et du blanchiment de 23,5 milliards de dollars. « Nous espérons que chacun s'occupera de ses affaires, chez soi et sur la scène internationale », a martelé le ministère russe des Affaires étrangères. Dans le cas de Khodorkovski, « les chefs d'accusation sont graves (...) Aux États-Unis d'ailleurs, les accusés sont condamnés à la perpétuité » pour de tels crimes, selon le ministère qui cite « l'évasion fiscale » et le « blanchiment ». La Maison-Blanche s'est dite « profondément inquiète » lundi du jugement de culpabilité en affirmant qu'une « application sélective » de la justice était de nature à « saper » l'État de droit en Russie. Pour le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, « la façon dont ce procès a été mené est particulièrement préoccupante et constitue un pas en arrière sur la route de la modernisation du pays ». Le principal avocat de Khodorkovski, Vadim Kliouvgant, a dénoncé « le mensonge » et l'« incompétence » de la diplomatie, notant que son client n'était pas jugé « pour évasion fiscale » dans le deuxième procès. Emprisonnés depuis 2003 et condamnés en 2005 à huit ans de prison pour escroquerie à grande échelle et évasion fiscale dans un premier procès, MM. Khodorkovski et Lebedev encourent cette fois 14 ans de camp, requis par l'accusation. Parlant très bas et avalant ses mots au tribunal, le juge Viktor Danilkine énumérait hier les épisodes de l'activité économique du groupe pétrolier Ioukos. Avant de prononcer la peine, le juge doit lire quelque 800 pages du jugement. La veille il a lu 150 pages. « Le rythme de l'énoncé dépend des possibilités physiques du juge », a déclaré une porte-parole du tribunal, refusant de dire s'il pourrait finir avant le Nouvel An. Les deux prévenus, dans une cabine vitrée dans la salle, ne manifestaient aucun intérêt à la lecture. Mikhaïl Khodorkovski, en pull noir, examinait ses dossiers. Les journalistes et le public contenaient à peine leurs bâillements.
La Russie a jugé hier « inacceptable » la pluie de critiques des États-Unis et de l'Europe contre le procès de l'ex-magnat du pétrole et contestataire du Kremlin Mikhaïl Khodorkovski. La justice russe énonce depuis lundi le jugement dans le deuxième procès de M. Khodorkovski et de son principal associé Platon Lebedev qui ont été reconnus coupables du vol de millions de tonnes de pétrole et du blanchiment de 23,5 milliards de dollars. « Nous espérons que chacun s'occupera de ses affaires, chez soi et sur la scène internationale », a martelé le ministère russe des Affaires étrangères. Dans le cas de Khodorkovski, « les chefs d'accusation sont graves (...) Aux États-Unis d'ailleurs, les accusés sont condamnés à la perpétuité » pour de tels crimes, selon le ministère qui cite « l'évasion fiscale » et...
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