Un touriste à Mogadiscio, l’immigration n’en croit pas ses yeux
OLJ /
le 11 décembre 2010 à 00h41
Un Canadien venu cette semaine « faire du tourisme » à Mogadiscio a plongé les officiers de l'immigration somalienne dans l'expectative, ces derniers estimant qu'il devait être soit fou, soit espion. « Ils ont tenté à quatre reprises de me remettre dans l'avion pour se débarrasser de moi mais j'ai protesté et j'ai joué la montre jusqu'à ce que l'avion reparte sans moi », a expliqué Mike Spencer Bown, 41 ans. Les officiers de l'immigration ont essayé ensuite, sans succès, de le remettre à la Force de l'Union africaine en Somalie (Amisom), refusant de croire qu'on pouvait venir à Mogadiscio pour le plaisir. « Nous n'avons jamais vu quelqu'un comme lui. Il disait être touriste et nous ne pouvions pas le croire. C'est par la suite qu'on a compris qu'il était sérieux », a réagi un employé de l'immigration de l'aéroport international de Mogadiscio, Omar Mohamed. « Ça fait de lui la première personne (depuis des décennies) à venir à Mogadiscio en simple touriste mais malheureusement, ce n'est pas le bon moment », a-t-il ajouté. M. Bown a consacré l'essentiel des dernières années à voyager, après avoir vendu son affaire en Indonésie, et affirme avoir visité quelque 160 pays. « Depuis le jour où j'ai commencé mon périple, je savais que la Somalie était plongée dans la guerre civile mais cela faisait tout de même partie des endroits de la planète que je voulais visiter », a-t-il justifié. « La Somalie est le dernier et le plus dangereux pays de ma liste et maintenant que je suis ici, je suis heureux de l'avoir fait », a ajouté M. Bown, avant de quitter le pays hier matin. Mogadiscio est l'une des capitales les plus dangereuses au monde avec des combats à l'artillerie lourde quasi quotidiens et un étranger ne peut envisager de s'y déplacer sans une lourde et coûteuse escorte armée. La Somalie attirait pourtant des touristes avant de plonger dans le chaos après la chute de l'ancien président Mohamed Siad Barré en 1991.
Un Canadien venu cette semaine « faire du tourisme » à Mogadiscio a plongé les officiers de l'immigration somalienne dans l'expectative, ces derniers estimant qu'il devait être soit fou, soit espion. « Ils ont tenté à quatre reprises de me remettre dans l'avion pour se débarrasser de moi mais j'ai protesté et j'ai joué la montre jusqu'à ce que l'avion reparte sans moi », a expliqué Mike Spencer Bown, 41 ans.Les officiers de l'immigration ont essayé ensuite, sans succès, de le remettre à la Force de l'Union africaine en Somalie (Amisom), refusant de croire qu'on pouvait venir à Mogadiscio pour le plaisir. « Nous n'avons jamais vu quelqu'un comme lui. Il disait être touriste et nous...
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